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Frise chronologique
Néolithique
Construction du cairn et dolmen
Construction du cairn et dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification du monument mégalithique.
1852
Exploration par Rallier
Exploration par Rallier
1852 (≈ 1852)
Première fouille connue, sans résultat documenté.
1902-1907
Études et restauration par Le Rouzic
Études et restauration par Le Rouzic
1902-1907 (≈ 1905)
Découvertes d'objets et consolidation du site.
24 juillet 2023
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
24 juillet 2023 (≈ 2023)
Protection officielle du cairn et dolmen.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le dolmen de l’Île Longue et son cairn, figurant au cadastre de la commune section G parcelle n° 409, représentée sur le plan joint à l’arrêté : inscription par arrêté du 24 juillet 2023
Personnages clés
| Zacharie Le Rouzic - Archéologue et restaurateur |
A étudié et restauré le site dès 1902. |
| Enseigne de vaisseau Rallier - Explorateur du XIXe siècle |
Premières fouilles en 1852. |
Origine et histoire
Le cairn de l’Île Longue est un cairn dolménique situé sur l’île du même nom, dans la commune de Larmor-Baden (Morbihan, Bretagne). Daté du Néolithique, ce monument se compose de trois anneaux concentriques en pierres sèches, mesurant environ 25 mètres de diamètre pour 5 mètres de hauteur. Il abrite un dolmen accessible par un couloir légèrement incurvé de 10 mètres de long, orné de gravures représentant des motifs en écusson et une figure évoquant un congre ou une anguille. La chambre funéraire, de forme irrégulière, est délimitée par dix orthostates et une maçonnerie en encorbellement, couronnée de grosses dalles plates.
L’intérieur du cairn fut exploré pour la première fois en 1852 par l’enseigne de vaisseau Rallier, sans résultat documenté. À partir de 1902, Zacharie Le Rouzic entreprit plusieurs visites du site avant d’en diriger la restauration en 1907. Lors de ces travaux, il découvrit dans le couloir des éclats de silex et des fragments de vases caliciformes, tandis que la chambre livra une hache en éclogite et des tessons de poterie. Des fragments de céramiques romaines, trouvés sur place, suggèrent une réoccupation ultérieure du site. Le monument fut inscrit aux monuments historiques par arrêté du 24 juillet 2023.
Les gravures du couloir, notamment le motif animalier et les écussons, constituent un témoignage rare de l’art mégalithique breton. La structure même du cairn, avec ses anneaux concentriques et son système de couverture en encorbellement, illustre le savoir-faire architectural des communautés néolithiques. La présence de poteries romaines indique par ailleurs une fréquentation du site bien après sa construction initiale, bien que son usage exact à cette époque reste indéterminé.