Achèvement de la construction 1909 (≈ 1909)
Œuvre de Georges-Robert Lefort, style Beaux-Arts.
8 août 1995
Classement partiel
Classement partiel 8 août 1995 (≈ 1995)
Façades, toitures et salle du Conseil protégées.
1er quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction 1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Éclectisme architectural et matériaux variés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades (façade principale et façades latérales) et toitures ; à l'intérieur, salle du Conseil des Directeurs (cad. BC 43) : inscription par arrêté du 8 août 1995
Personnages clés
Georges-Robert Lefort - Architecte
Concepteur du bâtiment, formé aux Beaux-Arts.
Origine et histoire
La Caisse d'Épargne de Saint-Brieuc, construite au 1er quart du XXe siècle, incarne l’éclectisme architectural de l’École des Beaux-Arts. Terminé en 1909 sous la direction de l’architecte Georges-Robert Lefort, l’édifice se distingue par son mélange de matériaux nobles : granit poli, pierre sculptée, céramique et bronze. La toiture, couronnée d’une faîtière en métal ornée d’entrelacs, et les baies palladiennes reflètent une esthétique à la fois traditionnelle et innovante pour l’époque. Ce monument, aujourd’hui propriété privée, illustre l’adaptation des codes classiques aux besoins modernes d’une institution financière en plein essor.
L’intérieur abrite une salle du Conseil des Directeurs, protégée depuis l’arrêté du 8 août 1995 qui classe également les façades (principale et latérales) et les toitures. Ce classement souligne la valeur patrimoniale d’un édifice où l’artisanat d’art — sculpture, travail du métal — dialogue avec une fonction utilitaire. La localisation en centre-ville, 18 rue de Rohan, en fait un témoin de l’urbanisation et de l’économie locale au tournant du siècle, dans une Bretagne alors marquée par son dynamisme industriel et commercial.
Le style de Lefort, formé aux Beaux-Arts, s’inscrit dans une période charnière où l’architecture bancaire cherche à inspirer confiance par le faste et la pérennité des matériaux. L’usage de la céramique et du bronze, moins courants pour ce type de bâtiment, révèle une volonté de singularité. Bien que la précision de sa localisation soit jugée « très satisfaisante » (note 8/10), aucune source ne mentionne son accessibilité actuelle au public, suggérant une vocation avant tout fonctionnelle et privée.