Frise chronologique
1838
Construction initiale
Construction initiale
1838 (≈ 1838)
Réalisée par les Ponts et Chaussées, 50 m en pierres sèches.
1886
Prolongement de la jetée
Prolongement de la jetée
1886 (≈ 1886)
Structure coudée ajoutée, pierre et béton.
vers 1890
Fermeture des arches
Fermeture des arches
vers 1890 (≈ 1890)
Modification pour stabiliser le mouillage.
21 novembre 1995
Classement monument historique
Classement monument historique
21 novembre 1995 (≈ 1995)
Inscription et restauration la même année.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Partie ancienne, en gradins de pierres sèches, située sur le domaine public maritime, dans le port de la Houle (cad. non cadastré, mais figurant sur le plan cadastral de la section G au sud des parcelles 403 et 404) : inscription par arrêté du 21 novembre 1995
Personnages clés
| Ponts et Chaussées - Service constructeur |
A conçu et bâti la cale en 1838. |
Origine et histoire
La cale de l'Épi est une jetée emblématique du port de la Houle à Cancale, construite en 1838 par les Ponts et Chaussées. Cet ouvrage de 50 mètres de long et 4 mètres de large, réalisé en pierres sèches, était percé de 19 arches séparées par des gradins pour faciliter l’accostage des bateaux. Son architecture innovante, combinant fonctionnalité et protection contre les vents, en fait un exemple précoce de môle percé en Bretagne, voire en France.
En 1886, la cale fut prolongée par une structure coudée, mêlant pierre et béton, tandis que ses arches, jugées nuisibles à la tranquillité du mouillage, furent fermées vers 1890. Classée monument historique en 1995, elle incarne l’évolution des techniques portuaires au XIXe siècle et le patrimoine maritime breton. Sa restauration la même année a permis de préserver son système unique d’escalier couvrant 21 voûtes en tas de charge à ressauts.
L’épi de la Houle se distingue aussi par son rôle dans le développement économique local, lié à la pêche et au commerce maritime. Son inscription au titre des monuments historiques souligne son importance architecturale et historique, tout en offrant une protection durable à cet ouvrage exceptionnel, propriété du département d’Ille-et-Vilaine.