Frise chronologique
1623
Date gravée sur la croix
Date gravée sur la croix
1623 (≈ 1623)
Inscription avec initiales *LP MF Badan*.
1er quart du XVIIe siècle
Construction du calvaire
Construction du calvaire
1er quart du XVIIe siècle (≈ 1725)
Période d'édification estimée du monument.
23 mars 1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 mars 1989 (≈ 1989)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire de Besse (cad. AM 41) : inscription par arrêté du 23 mars 1989
Personnages clés
| LP MF Badan - Signataire de l'inscription |
Initiales gravées sur la croix en 1623. |
| Adam et Ève - Personnages bibliques représentés |
Identification par la tradition orale. |
Origine et histoire
Le calvaire de Besse, situé à Ambrugeat en Corrèze, est un monument historique daté du 1er quart du XVIIe siècle. Il se distingue par son style fleurdelysé, caractérisé par un nimbe carré entouré de pétales de fleurs de lis évidés, formant huit lobes ajourés. Ce calvaire est une représentation artistique et symbolique, typique de l’art religieux de l’époque.
D’un côté, le monument porte une représentation du Christ crucifié, tandis que l’autre face figure deux personnages côte à côte, interprétés par la tradition orale comme Adam et Ève. L’un des personnages pose la main sur l’épaule de l’autre, ajoutant une dimension narrative à l’œuvre. Une inscription sur la croix, datée de 1623, mentionne les initiales LP MF Badan, sans que leur signification exacte ne soit précisée dans les sources disponibles.
Classé Monument Historique par arrêté du 23 mars 1989, le calvaire de Besse illustre l’importance des croix monumentales dans le patrimoine religieux du Limousin. Son emplacement, signalé près du lieu-dit Besse à Ambrugeat (code Insee 19008), en fait un témoin matériel de la dévotion locale au XVIIe siècle. La précision de sa localisation est cependant jugée passable (note 5/10), selon les données Mérimée.
Ce type de calvaire, souvent érigé aux carrefours ou près des églises, servait à la fois de repère spirituel et de marqueur territorial. Dans le contexte rural du Limousin, ces monuments jouaient un rôle central dans les processions et les pratiques dévote, reflétant la piété collective et l’ancrage du christianisme dans le quotidien des communautés paysannes.
Les sources disponibles (Monumentum, base Mérimée) soulignent son style architectural unique, combinant motifs floraux et symboles bibliques. L’absence de documents d’archives détaillés limite cependant la connaissance de son commanditaire ou de son artiste, laissant place à des interprétations fondées sur la tradition orale et l’iconographie.