Frise chronologique
1691
Restauration attestée
Restauration attestée
1691 (≈ 1691)
Date gravée sur le socle.
XVIIe siècle
Construction initiale présumée
Construction initiale présumée
XVIIe siècle (≈ 1750)
Origine possible au XVIe siècle, restauré plus tard.
XIXe siècle
Ajout du soubassement
Ajout du soubassement
XIXe siècle (≈ 1865)
Soubassement à deux degrés actuel.
23 novembre 1970
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 novembre 1970 (≈ 1970)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire (cad. B 285) : inscription par arrêté du 23 novembre 1970
Personnages clés
| Information non disponible - Commanditaire inconnu |
Blason ou marque effacée sur le socle. |
Origine et histoire
Le calvaire de Hengoat, situé à La Roche-Jaudy en Bretagne, est un monument en granite daté du XVIIe siècle, bien que son origine puisse remonter au XVIe siècle. Il se compose d’un fût rond écoté posé sur un socle cubique taluté et un soubassement à deux degrés. Le croisillon monolithe, compact, porte des sculptures de personnages géminés, dont une Vierge de Pitié (partiellement disparue), une Madeleine, saint Jean, et un Christ en croix encadré par la Vierge et saint Jean. Les angles du socle présentent des apôtres en haut-relief, tandis qu’un blason ou une marque de commanditaire, aujourd’hui effacé, occupait un espace réservé sur la face est.
La date de 1691, gravée sur le socle, correspond à une restauration postérieure à sa construction initiale. Le soubassement actuel, à deux degrés, date du XIXe siècle et porte une inscription. Le calvaire est mentionné sur le cadastre de 1835 à son emplacement actuel, bien que la route adjacente ait été élargie depuis. Classé Monument Historique par arrêté du 23 novembre 1970, il appartient aujourd’hui à la commune de La Roche-Jaudy.
Les sculptures du calvaire illustrent des scènes religieuses traditionnelles, comme la Vierge de Pitié ou la Crucifixion, reflétant l’importance de la dévotion populaire en Bretagne à cette époque. Les apôtres en haut-relief aux angles du socle soulignent le caractère didactique et commémoratif de l’ouvrage. L’absence de blason ou de marque visible aujourd’hui ne permet pas d’identifier avec certitude le commanditaire, mais la qualité des sculptures suggère un mécénat local ou une communauté religieuse impliquée dans sa réalisation.