Frise chronologique
2e moitié du XVIe siècle
Construction du calvaire
Construction du calvaire
2e moitié du XVIe siècle (≈ 1650)
Période d'édification dans le Léon breton.
1895
Restauration majeure
Restauration majeure
1895 (≈ 1895)
Statuarie restituée dans son intégralité.
25 mars 1997
Classement MH
Classement MH
25 mars 1997 (≈ 1997)
Inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire (cad. A 209, 210) : inscription par arrêté du 25 mars 1997
Personnages clés
| Roland de Neufville - Évêque du Léon (1562–1613) |
Période d'épiscopat liée à l'essor des calvaires. |
Origine et histoire
Le calvaire de la chapelle Sainte-Catherine de Mespaul, situé dans le département du Finistère en Bretagne, date de la seconde moitié du XVIe siècle, une période marquée par une production active de ce type de monuments dans la région, notamment dans le Léon. Ce calvaire se distingue par sa statuarie quasi intégralement préservée, grâce à une restauration menée en 1895. Son style artistique s’inscrit dans le courant de la Renaissance bretonne, avec des influences notables, bien que non répliquées, du calvaire de Saint-Herbot à Plonévez-du-Faou. L’œuvre témoigne du savoir-faire des imagiers locaux de l’époque, sous l’épiscopat de Roland de Neufville (1562–1613).
Le monument a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 25 mars 1997, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et artistique. La restauration de 1895, décrite comme respectueuse, a permis de restituer l’intégrité de la statuaire, offrant un exemple rare de calvaire breton de cette période. Les comparaisons avec d’autres œuvres, comme celle de Plonévez-du-Faou, soulignent son originalité, notamment par son ancrage plus marqué dans les canons esthétiques renaissants. Aujourd’hui, le calvaire reste un témoignage majeur de l’art religieux breton de la fin du XVIe siècle.
Localisé à Mespaul (code Insee 29148), sur le territoire de la commune, le calvaire est situé 8 Rue de Kergudon. Il appartient à la municipalité et fait partie des éléments protégés du patrimoine finistérien. Sa localisation, notée comme médiocre en précision (niveau 5/10), reflète les limites des données géographiques disponibles. Malgré cela, le monument continue d’attirer l’attention pour son lien avec l’histoire religieuse et artistique du Léon, une sous-région bretonne historiquement marquée par une forte identité culturelle et religieuse.