Frise chronologique
XIe siècle (2e moitié)
Construction de la nef
Construction de la nef
XIe siècle (2e moitié) (≈ 1150)
Nef de la chapelle originale édifiée.
1550–1600
Construction du massif nord
Construction du massif nord
1550–1600 (≈ 1575)
Hors clocher, style Renaissance bretonne.
1736
Chapelle nord datée
Chapelle nord datée
1736 (≈ 1736)
Agrandissement du site religieux.
1750 (après)
Modification du clocher
Modification du clocher
1750 (après) (≈ 1750)
Ajout bulbe et flèche typiques.
milieu du XVIIIe siècle
Disparition chœur et transept
Disparition chœur et transept
milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Attestée par dessin de Robien.
25 septembre 1928
Inscription monument historique
Inscription monument historique
25 septembre 1928 (≈ 1928)
Protection officielle du calvaire.
1944
Restauration mur sud
Restauration mur sud
1944 (≈ 1944)
Travaux post-Seconde Guerre mondiale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le calvaire du XVIe siècle (cad. AI 201) : inscription par arrêté du 25 septembre 1928
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique spécifique lié à ce calvaire. |
Origine et histoire
Le calvaire de la chapelle Sainte-Croix, situé rue de la Chapelle à Josselin (Morbihan), est un monument en granit datant principalement du XVIe siècle. Il se distingue par son fût rond et son toit en bâtière double, abritant des sculptures du Christ en croix, de saint Laurent (tenant un gril et un livre), de sainte Anne couronnée, et de saint Jean-Baptiste (portant un agneau). À ses pieds, une représentation de la Vierge à l’Enfant complète l’ensemble. Ce calvaire, inscrit aux monuments historiques depuis le 25 septembre 1928, illustre l’art religieux breton de la Renaissance, mêlant symbolisme et savoir-faire artisanal en pierre.
La chapelle associée, dont la nef remonte à la seconde moitié du XIe siècle, a subi des modifications majeures entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Le massif nord (hors clocher) fut construit entre 1550 et 1600, tandis que la chapelle nord date de 1736. Le chœur et le transept, visibles sur un dessin de Robien au milieu du XVIIIe siècle, ont disparu après 1750. Le clocher, avec son bulbe et sa flèche, est typique du XVIIIe siècle, et le mur sud du chœur fut restauré en 1944. Une croix de cimetière, ajoutée au XIXe siècle, témoigne de l’évolution continue du site.
Le calvaire s’inscrit dans un contexte historique plus large, où Josselin, ville du Morbihan, était un carrefour religieux et commercial en Bretagne. Les calvaires bretons, souvent érigés près des chapelles ou des chemins, servaient de lieux de prière, de pèlerinage et de rassemblement communautaire. Leur iconographie riche reflétait les croyances locales et les dévocions populaires, tout en marquant le paysage de repères spirituels durables.
Les sources disponibles, notamment Wikipedia et Monumentum, soulignent la valeur patrimoniale du calvaire, protégé en tant que propriété communale. Son état de conservation et sa localisation (38 Rue Sainte-Croix) en font un témoignage tangible de l’histoire artistique et religieuse de la région, bien que la précision de sa localisation géographique soit jugée médiocre (note 5/10).