Frise chronologique
1552
Date attribuée au calvaire
Date attribuée au calvaire
1552 (≈ 1552)
Construction probable du monument.
15 mai 1930
Classement monument historique
Classement monument historique
15 mai 1930 (≈ 1930)
Protection officielle par l'État français.
1987
Tempête et effondrement
Tempête et effondrement
1987 (≈ 1987)
Calvaire abattu puis restauré.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire (non cadastré ; domaine public) : classement par arrêté du 15 mai 1930
Personnages clés
| Yves de Penguern - Commanditaire présumé |
Associé au porche de 1586. |
| Marie de Kermorial - Commanditaire présumée |
Épouse d'Yves de Penguern. |
| Jacques de Penguern - Financeur partiel |
Contribue aux travaux du XVIIe. |
| Joseph Bigot - Architecte du XIXe |
A conçu la flèche en 1860. |
| Armand Gassis - Architecte du XIXe |
Dirige des restaurations en 1894. |
Origine et histoire
Le calvaire de Lopérec est un monument religieux emblématique situé place du Bourg, dans la commune du même nom, au cœur du Finistère en Bretagne. Construit probablement dans la première moitié du XVIe siècle, il se caractérise par une croix en kersantite à double croisillon, ornée de nombreuses statues représentant des scènes bibliques. Parmi elles figurent Jésus-Christ en croix entouré des deux Larrons, une Pietà, un Ecce Homo, ainsi que des saints comme François d'Assise ou Madeleine. Le socle présente des bas-reliefs, dont le Christ portant sa croix et l'apparition du Christ à Madeleine sous les traits d'un jardinier. Ce calvaire, très proche stylistiquement de celui de Locmélar, a été gravement endommagé lors de la tempête de 1987 avant d'être restauré et relevé.
Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 15 mai 1930, le calvaire de Lopérec témoigne de l'art religieux breton de la Renaissance. Sa datation précise à 1552, mentionnée dans certaines sources, en fait un exemple remarquable de l'architecture sacrée de cette période. Le monument s'inscrit dans un ensemble paroissial plus large, incluant une église reconstruite à plusieurs reprises entre le XVIIe et le XIXe siècle. Son iconographie riche, mêlant scènes de la Passion et figures saintes, reflète à la fois la dévotion locale et l'influence des ateliers de sculpteurs bretons actifs à cette époque.
L'histoire du calvaire est également marquée par des événements climatiques et des restaurations. Son effondrement en 1987, suivi de sa remise en état, illustre les défis de préservation du patrimoine en pierre face aux intempéries. La kersantite, roche locale utilisée pour certaines parties du monument, ajoute une dimension géologique distinctive à ce patrimoine. Aujourd'hui, le calvaire reste un symbole fort de l'identité culturelle et religieuse de Lopérec, attirant visiteurs et chercheurs intéressés par l'art sacré breton.