Construction du calvaire 3e quart XVIe siècle (≈ 1662)
Période présumée de sa réalisation.
6 janvier 1927
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 6 janvier 1927 (≈ 1927)
Arrêté de protection officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire (cad. D 830) : inscription par arrêté du 6 janvier 1927
Origine et histoire du Calvaire
Le calvaire de Loqueffret, aussi appelé calvaire de Rusquec, est un édifice religieux situé dans la commune de Loqueffret, au lieu-dit Le Rusquec, dans le département du Finistère. Daté du 3e quart du XVIe siècle, il incarne l’art sacré breton de la Renaissance, marqué par une forte influence catholique et une tradition locale de sculpture monumentale.
Le monument se compose d’un groupe sculpté incluant les trois croix symbolisant le Calvaire, une Pietà (représentation de la Vierge tenant le Christ mort), et les Saintes Femmes. Ces éléments reposent sur un fût évidé en forme de tronc d’arbre, lui-même posé sur une base polygonale. Ce type de structure, typique des calvaires bretons, illustre la fusion entre symbolisme religieux et savoir-faire artisanal local.
Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 6 janvier 1927, le calvaire de Loqueffret témoigne de l’importance patrimoniale accordée à ces édifices en Bretagne. Sa protection officielle souligne sa valeur artistique et historique, ainsi que son rôle dans le paysage culturel et religieux de la région. Aucune information n’est disponible sur d’éventuels commanditaires ou artisans ayant participé à sa réalisation.
La localisation du calvaire, au cœur d’un territoire rural, reflète son ancrage dans la vie communautaire de l’époque. Les calvaires bretons servaient alors de lieux de rassemblement pour les processions, les prières et les commémorations religieuses, renforçant ainsi les liens sociaux et spirituels au sein des paroisses. Leur présence marquait aussi le paysage, offrant des repères visuels et symboliques aux habitants et aux pèlerins.