Frise chronologique
XVIe siècle
Construction du calvaire
Construction du calvaire
XVIe siècle (≈ 1650)
Style gothique flamboyant en pierre calcaire.
XIXe siècle
Ajout du chapiteau corinthien
Ajout du chapiteau corinthien
XIXe siècle (≈ 1865)
Modification lors de la construction de l'église.
1991
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1991 (≈ 1991)
Protection officielle du calvaire et de sa base.
2016
Redéfinition du périmètre de protection
Redéfinition du périmètre de protection
2016 (≈ 2016)
Mise à jour des limites légales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire, y compris sa base (cad. B 462) : inscription par arrêté du 22 juillet 1991
Personnages clés
| Anne de Beaujeu (1460-1520) - Possible commanditaire |
Initiales « PA » évoquées sur le blason. |
| Pierre II de Bourbon - Époux d'Anne de Beaujeu |
Lien hypothétique avec les initiales « PA ». |
Origine et histoire
Le calvaire de Mogneneins est un édifice religieux du XVIe siècle, de style gothique flamboyant, situé sur le parvis de l'église paroissiale de Mogneneins, dans le département de l'Ain. Construit en pierre calcaire, il se distingue par ses sculptures détaillées, dont un Christ en croix et une Vierge à l'Enfant, ainsi que les symboles des quatre Évangélistes. Son programme iconographique riche inclut des anges, un blason aux initiales « PA » (peut-être celles du commanditaire), et un pélican nourrissant ses petits, symbole eucharistique.
La structure repose sur une colonne octogonale surmontée d'un chapiteau, elle-même posée sur un piédestal de même forme. Le calvaire a été inscrit aux monuments historiques en 1991, avec une révision de son périmètre de protection en 2016. Bien que son style évoque la fin du gothique, sa datation précise reste incertaine : les initiales « PA » pourraient faire référence à Anne de Beaujeu (1460-1520) et Pierre II de Bourbon, suggérant un lien avec les sires de Beaujeu, influents en Dombes dès le XIIIe siècle.
Le chapiteau corinthien, probablement ajouté au XIXe siècle lors de la construction de l'église, contraste avec l'ensemble médiéval. Le monument illustre l'art religieux de la transition entre Moyen Âge et Renaissance, mêlant symbolisme chrétien et éléments décoratifs foisonnants. Son iconographie, incluant un cygne au sommet selon certaines sources, reflète les croyances et l'esthétique de l'époque.
Propriété de la commune, le calvaire témoigne de l'histoire locale et de l'importance des commanditaires nobles dans la région. Son inscription comme monument historique souligne sa valeur patrimoniale, tant artistique qu'historique, pour le département de l'Ain et la région Auvergne-Rhône-Alpes.