Oratoire adjacent dernier quart du XVIe siècle (≈ 1650)
Datation estimée de l'oratoire
XVIIe siècle
Construction du socle
Construction du socle XVIIe siècle (≈ 1750)
Base et socle originels édifiés
1861
Érection de la croix
Érection de la croix 1861 (≈ 1861)
Croix de mission ajoutée par S. de Quelen
31 mars 1926
Classement partiel
Classement partiel 31 mars 1926 (≈ 1926)
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Galerie et socle (cad. AB 74) : inscription par arrêté du 31 mars 1926
Personnages clés
Stéphanie de Quelen - Commanditaire
Fonda la croix en 1861
Vicomte Le Corgne - Dédicataire
Époux commémoré par la croix
Origine et histoire du Calvaire
Le calvaire de Plounérin, situé rue de l'Église dans la commune du même nom (Côtes-d'Armor, Bretagne), date principalement du XVIIe siècle pour sa base et son socle. Ce monument chrétien typique de la région allie un héritage architectural ancien à une croix de mission plus récente, érigée en 1861. La structure originale, partiellement classée aux monuments historiques en 1926, reflète les traditions religieuses bretonnes de l'époque moderne.
La croix de mission, surnommée « la chaire de Plounérin », fut ajoutée au XIXe siècle par Stéphanie de Quelen en mémoire de son époux, le vicomte Le Corgne. Cette partie se distingue par sa forme octogonale ajourée, surmontée d'un Christ en croix sur un fût élancé. L'inscription gravée sur le socle (« CROIX DE MISSION FONDÉE PAR MADAME LA VICOMTESSE LE CORGNE 1861 ») atteste de son origine commémorative et de son rôle dans les missions religieuses locales.
L'oratoire adjacent, datant du dernier quart du XVIe siècle, et les éléments sculptés (statuettes, titulus) illustrent l'évolution stylistique du monument sur plusieurs siècles. Bien que la précision de sa localisation soit jugée médiocre (niveau 5/10), le calvaire reste un témoignage marquant du patrimoine religieux breton, combinant fonctions dévotionnelle, mémorielle et architecturale. La propriété communale assure aujourd'hui sa préservation, tout en soulignant son ancrage dans l'histoire locale depuis l'époque moderne.