Frise chronologique
7-18 août 1944
Destruction partielle
Destruction partielle
7-18 août 1944 (≈ 13)
Bombardements détruisant onze statues.
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Période de construction du calvaire.
2e quart du XVIIe siècle
Sculptures attribuées
Sculptures attribuées
2e quart du XVIIe siècle (≈ 1737)
Réalisations de Roland Doré.
19 juillet 1937
Classement MH
Classement MH
19 juillet 1937 (≈ 1937)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le calvaire (cad. AC 248) : inscription par arrêté du 19 juillet 1937
Personnages clés
| Roland Doré - Sculpteur |
Auteur présumé des statues avant 1660. |
Origine et histoire
Le calvaire de cimetière de Quéven, situé rue du Docteur Dieny dans le bourg de Quéven (Morbihan), est un monument emblématique de la région. Inscrit aux monuments historiques depuis le 19 juillet 1937, il se distingue par ses sculptures attribuées à Roland Doré, réalisées avant 1660. À l'origine, il comprenait deux travées supportant seize personnages disposés dos à dos, dont seuls cinq subsistent aujourd’hui. Les autres furent détruits lors des bombardements de 1944.
Architecturalement, le calvaire repose sur un fût en kersantite avec une traverse en granite, et un triple emmarchement. Il conserve une inscription latine gravée sur le fût : I [Jésus] Maria. Parmi les statues restantes, on reconnaît probablement saint Paul, tenant une épée, ainsi que deux personnages mitrés portant la crosse. Ces éléments suggèrent une iconographie religieuse complexe, typique des calvaires bretons de cette époque.
Le calvaire de Quéven, bien qu’incomplet, témoigne de l’art sculptural breton du XVIIe siècle. Roland Doré, sculpteur renommé, est associé à sa réalisation, bien que ni l’origine ni le commanditaire ne soient connus. Initialement, le monument présentait une croix à double traverse ornée de statuettes représentant le Christ, la Vierge, les apôtres et des saints. Aujourd’hui, seules les statues géminées de saint Pierre, saint Paul, sainte Catherine et deux évêques ont été remontées sur la traverse restante.
La localisation du calvaire, dans l’ancien cimetière de Quéven, renforce son ancrage dans l’histoire locale. Sa préservation partielle, malgré les destructions de la Seconde Guerre mondiale, en fait un patrimoine précieux pour comprendre l’art religieux et l’histoire du Morbihan. Le monument reste propriété de la commune et est accessible au public, bien que son état actuel reflète les vicissitudes du temps.