Frise chronologique
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Période de construction principale du calvaire.
23 juin 2014
Inscription MH
Inscription MH
23 juin 2014 (≈ 2014)
Protection officielle au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité, et son enclos pour sa clôture et son sol d'assiette (cad. D 131, 132) : inscription par arrêté du 23 juin 2014
Origine et histoire
Le calvaire de Rosquelfen est situé dans le cimetière de la chapelle Notre-Dame de Rosquelfen, sur la commune de Laniscat, dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne. Ce monument religieux, dont la construction remonte au moins au XVIe siècle, a été partiellement modifié ou complété jusqu'au XVIIe siècle. Il se distingue par son socle sculpté illustrant des scènes clés de la vie du Christ : le baptême, le procès, la crucifixion et la résurrection. Ces représentations artistiques reflètent l'importance de la narration biblique dans l'art sacré breton de cette époque.
Le calvaire a été officiellement reconnu pour sa valeur patrimoniale en étant inscrit au titre des monuments historiques par un arrêté du 23 juin 2014. Cette protection couvre l'intégralité du monument, identifié sous la référence cadastrale D 132. Bien que la localisation exacte ait pu prêter à confusion (certaines sources mentionnant Bon Repos sur Blavet, tandis que les données administratives et GPS confirment Laniscat), les archives de la base Mérimée et l'Insee placent clairement le monument sur le territoire de Laniscat. La gestion du site relève aujourd'hui de la propriété communale.
Ce type de calvaire, typique de la Bretagne intérieure, servait à la fois de support de dévotion pour les pèlerins et de marqueur identitaire pour les communautés locales. Les chapelles associées, comme celle de Rosquelfen, étaient souvent des lieux de rassemblement pour les fêtes religieuses et les processions, jouant un rôle central dans la vie sociale et spirituelle des campagnes bretonnes entre le Moyen Âge et l'époque moderne. L'inscription du calvaire parmi les monuments protégés en 2014 souligne son importance comme témoignage matériel de ce patrimoine immatériel.