Frise chronologique
1516
Conception du calvaire
Conception du calvaire
1516 (≈ 1516)
Projet initié par Romanet Boffin.
15 mars 1517
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
15 mars 1517 (≈ 1517)
Début des travaux sur l'éminence.
1525
Lettre de Louise de Savoie
Lettre de Louise de Savoie
1525 (≈ 1525)
Demande de bois pour les frères.
1562
Saccage pendant les guerres
Saccage pendant les guerres
1562 (≈ 1562)
Dégâts lors des conflits religieux.
1812
Fin de l'usage comme cimetière
Fin de l'usage comme cimetière
1812 (≈ 1812)
Transformation post-Révolution.
24 juillet 1986
Classement Monument historique
Classement Monument historique
24 juillet 1986 (≈ 1986)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail monumental d'entrée sur la route et murs de clôture en galets ; chapelles funéraires suivantes : chapelle du Saint-Esprit, tombe de la famille Rivoire (1862) , chapelle de l'Ascension, tombe de la famille Charrin, chapelle Saint-Pierre, chapelle des Andrivon puis des Fontanille (1824) , chapelle Sainte-Madeleine, tombeau des Fontanel (1824) , chapelle du Saint-Sacrement primitivement maison de Nazareth, chapelle de l'Onction construite par les Duvivier (1821) , chapelle Notre-Dame des Douleurs, tombe de la famille Larat, chapelle du Saint-Sépulcre ; calvaire central, y compris sa balustrade avec les six oratoires et les deux chapelles incluses dans cette balustrade ; pierres tombales dispersées et débris divers ; sol de la parcelle (cad. BE 78) : classement par arrêté du 24 juillet 1986
Personnages clés
| Romanet Boffin - Marchand et fondateur |
Initiateur du calvaire en 1516. |
| Louise de Savoie - Mécène indirecte |
Soutien logistique en 1525. |
| Franciscains - Gardiens initiaux |
Premiers gestionnaires du site. |
| Récollets - Gardiens post-restauration |
Reprennent le site après 1562. |
Origine et histoire
Le calvaire des Récollets de Romans-sur-Isère, situé dans la Drôme, est une reconstitution fidèle des quatorze stations du chemin de Croix suivi par le Christ à Jérusalem, aboutissant à un calvaire et au Saint-Sépulcre. Classé Monument historique depuis 1986, ce lieu allie spiritualité et romantisme, servant également de cimetière depuis le XIXe siècle. Sa topographie, évoquant celle de Jérusalem, en fit un projet ambitieux dès le XVIe siècle.
Le monument fut conçu en 1516 par Romanet Boffin, un marchand aisé de Romans, pour offrir une alternative locale au pèlerinage à Jérusalem, alors rendu périlleux par les conflits avec les Turcs. Inspiré par deux franciscains de retour de Palestine et après son propre voyage, Boffin édifia les 14 stations sur une colline proche de la ville, hors des remparts. La première pierre fut posée en 1517, et le site fut confié aux franciscains, avec la construction d’une chapelle (future église Sainte-Croix) et d’un couvent.
Dès le XVIe siècle, le calvaire devint un lieu de piété majeur, attirant des fidèles et bénéficiant de dons, comme en témoigne une lettre de Louise de Savoie en 1525. Les habitants lui attribuaient des vertus miraculeuses, illustrées par des légendes locales, comme celle d’un baril de vin inépuisable pendant les travaux. Le site était aussi le but de la procession annuelle des Rameaux, où le chapitre collégial portait les reliques de saint Barnard.
Saccagé en 1562 pendant les guerres de Religion, le calvaire fut restauré et confié aux récollets. La Révolution française le transforma en cimetière jusqu’en 1812, tandis que le monastère, racheté par des chartreux, devint un établissement public. Au XIXe siècle, le chemin de Croix fut étendu à 21 stations en ville et 19 dans l’enclos, avec des chapelles funéraires construites par des familles aisées. Cependant, le site fut abandonné à la fin du XIXe siècle.
La renaissance du calvaire débuta en 1967 grâce à l’Association des Amis du Calvaire, qui entreprit des campagnes de débroussaillage. Classé Monument historique en 1986, le site conserve aujourd’hui son portail d’entrée, ses chapelles funéraires, son calvaire central et des vestiges dispersés, témoignant de son riche passé dévotionnel et romantique.