Frise chronologique
1820
Construction et inauguration
Construction et inauguration
1820 (≈ 1820)
Édifié et inauguré par le curé.
12 novembre 1820
Inauguration officielle
Inauguration officielle
12 novembre 1820 (≈ 1820)
Cérémonie présidée par le curé de Rosières.
Années 1960
Début des restaurations
Début des restaurations
Années 1960 (≈ 1960)
Campagnes de préservation du site.
18 décembre 1980
Classement monument historique
Classement monument historique
18 décembre 1980 (≈ 1980)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire dit Calvaire du Champ Clos (cad. H 557) : classement par arrêté du 18 décembre 1980
Personnages clés
| Curé de Rosières (1820) - Officiant religieux |
A inauguré le calvaire. |
Origine et histoire
Le calvaire du Champ Clos est un édifice religieux situé à Rosières, dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Construit au début du XIXe siècle, plus précisément en 1820, il s’inscrit dans une tradition artistique locale marquée par une production abondante de calvaires dans le Velay. Ce monument, érigé sur un promontoire rocheux à proximité du cimetière communal, reflète le zèle religieux des populations rurales isolées de cette époque.
Le calvaire se compose d’un autel principal et de deux autels latéraux, reposant sur une enceinte oblongue ornée à l’origine de douze croix, formant un chemin de croix. Quatre de ces croix ont aujourd’hui disparu. L’ensemble inclut également une table des morts devant l’autel principal, surmontée d’une croix à double face : l’une représentant le Christ entre le soleil et la lune, l’autre une Vierge à l’Enfant entourée d’anges. Les trois croix sommitales, sculptées, figurent le Christ entre les deux larrons.
Inauguré le 12 novembre 1820 par le curé de Rosières, le calvaire était utilisé pour les cérémonies funéraires et témoigne de la dévotion collective dans cette région reculée. À partir des années 1960, le site a fait l’objet de restaurations pour préserver son état. Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 18 décembre 1980, il appartient aujourd’hui à la commune de Rosières. Son style sobre, avec des croix de section carrée sans décoration, contraste avec la richesse symbolique des éléments sculptés.
Ce calvaire s’inscrit dans une école de sculpture locale qui a marqué le Velay au début du XIXe siècle. Les œuvres de cette période, souvent commanditées par des paroisses rurales, illustraient la piété populaire et servaient de supports à des pratiques religieuses collectives, comme les processions ou les offices des morts. La simplicité des matériaux et la rigueur des formes reflètent à la fois les contraintes économiques des communautés et leur attachement à une expression spirituelle tangible.
La localisation du calvaire, près du cimetière, souligne son rôle dans le rituel funéraire. La table des morts, élément rare, renforce cette fonction mémorielle, liant le monument à la fois à la passion du Christ et au souvenir des défunts de la paroisse. Son classement en 1980 a permis de sauvegarder un patrimoine représentatif de la culture religieuse et artistique du Velay au XIXe siècle.