Construction du calvaire 1872 (≈ 1872)
Édifié par l’abbé Bouget avec la population locale.
1912
Destruction partielle par la foudre
Destruction partielle par la foudre 1912 (≈ 1912)
Seul le torse du Christ subsiste.
13 février 2020
Classement monument historique
Classement monument historique 13 février 2020 (≈ 2020)
Inscription en totalité avec sa statuaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le calvaire du bourg de Trégastel, en totalité, avec l’ensemble de sa statuaire et des plaques de textes encore en place, ouvrage non cadastré, situé route du Calvaire : inscription par arrêté du 13 février 2020
Personnages clés
Jean-Jacques Bouget - Curé de Trégastel (1804–1877)
Initiateur et commanditaire du calvaire.
Yves Hernot - Sculpteur (atelier de Lannion)
Auteur du Christ en granite de Kersanton.
Origine et histoire
Le calvaire du bourg de Trégastel, situé dans les Côtes-d’Armor, a été construit entre février et août 1872 sous l’impulsion de l’abbé Jean-Jacques Bouget (1804–1877), curé de la paroisse. Ce projet s’inscrivait dans une démarche communautaire visant à fédérer les habitants autour de la foi, en les impliquant financièrement et physiquement. L’édifice, érigé sur la butte de Krec’h Lest, près de l’église, se distingue par son style « rustique » et son intégration dans un chaos de blocs de granit local, typique de la Côte de Granit Rose. Le chemin en spirale, jalonné de statues de saints et de sentences en breton, mène à une plateforme supportant une croix monumentale.
La croix originale, frappée par la foudre en 1912, fut détruite, ne laissant intact que le torse du Christ en granite de Kersanton, sculpté par Yves Hernot de Lannion. Ce fragment fut ultérieurement installé à l’entrée de la chapelle Sainte-Anne-des-Rochers. Le calvaire actuel, reconstruit après 1912, domine une chapelle-crypte dédiée à Notre-Dame-de-Pitié. Parmi les statues conservées figurent celles d’un paysan à genoux, du Sacré-Cœur (en bois), ainsi que des saints Laurent, Joseph, Yves et François Xavier. L’ensemble, marqué par des inscriptions en breton, illustre la volonté évangélisatrice de l’abbé Bouget et son ancrage dans la culture locale.
Classé monument historique le 13 février 2020, ce calvaire est considéré comme un unicum en Bretagne, tant par son architecture que par son histoire liée à la mobilisation collective. Propriété de la commune de Trégastel, il symbolise à la fois la piété populaire du XIXe siècle et l’identité géologique de la région, avec son granit rose. Son état actuel, bien que partiellement altéré, témoigne de la persistance des traditions religieuses et artisanales bretonnes, ainsi que de l’ingéniosité des ateliers locaux comme celui d’Yves Hernot.