Frise chronologique
XVIe siècle
Construction présumée
Construction présumée
XVIe siècle (≈ 1650)
Période officielle de construction du calvaire.
1812
Mention cadastrale
Mention cadastrale
1812 (≈ 1812)
Première trace écrite sur le cadastre.
20 septembre 1946
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
20 septembre 1946 (≈ 1946)
Classement par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire du XVIe siècle (non cadastré ; domaine public) : inscription par arrêté du 20 septembre 1946
Origine et histoire
Le calvaire du XVIe siècle de Noyal-Châtillon-sur-Seiche est un monument historique classé, situé en bordure d’un chemin rural. Il donne son nom au hameau la Croix, où il est implanté. Sa structure se compose d’une hampe polygonale haute, d’un fût octogonal, et d’un socle à trois marches supportant un piédestal quadrangulaire aux angles abattus. La croix, également octogonale, porte une tête ailée d’une figure christique très fruste, tandis que le revers est gravé du symbole du Christ. Bien que mentionné sur le cadastre de 1812, sa datation précise pourrait remonter au XVIIIe siècle, bien que la période de construction officielle soit le XVIe siècle. Son intérêt réside principalement dans son ancienneté et sa typologie architecturale caractéristique des calvaires bretons.
Ce calvaire, propriété du département d’Ille-et-Vilaine, a été inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 20 septembre 1946. Il est décrit comme non cadastré et situé dans le domaine public. Son emplacement approximatif, 13 Les Hameaux de la Rivière, correspond à une localisation jugée passable (note 5/10) selon les données disponibles. La croix, par son implantation et sa symbolique, reflète l’importance des monuments religieux dans l’organisation des paysages ruraux bretons, souvent liés aux chemins de pèlerinage ou aux limites paroissiales. Son état de conservation et son accessibilité ne sont pas précisés, mais son classement témoigne de sa valeur patrimoniale.
Les calvaires bretons, comme celui de Noyal-Châtillon-sur-Seiche, jouaient un rôle central dans la vie communautaire et spirituelle des populations locales aux XVIe et XVIIIe siècles. Ces monuments servaient de repères visuels, de lieux de dévotion, et parfois de bornes territoriales. Leur iconographie, souvent sobre comme dans ce cas (tête ailée fruste, symbole christique), visait à rappeler les fondements de la foi chrétienne dans des régions où l’oralité dominait. La mention cadastale de 1812 suggère une pérennité de l’usage ou de la reconnaissance du monument, bien que sa fonction exacte à cette date ne soit pas détaillée. L’absence de cadastration moderne pourrait indiquer une préservation in situ, sans modification majeure depuis son érection.