Construction de la chapelle 1629 (≈ 1629)
Date inscrite sur un pilier intérieur de la chapelle.
1634
Date probable de construction
Date probable de construction 1634 (≈ 1634)
Date souvent citée pour la construction de la chapelle.
1644
Construction de la fontaine
Construction de la fontaine 1644 (≈ 1644)
Date inscrite sur la fontaine du calvaire.
1806
Vente de la chapelle
Vente de la chapelle 1806 (≈ 1806)
La chapelle est vendue à Yves Saliou, ancien maire.
1822
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle 1822 (≈ 1822)
La chapelle est restaurée après avoir été en ruine.
2 novembre 1976
Classement monument historique
Classement monument historique 2 novembre 1976 (≈ 1976)
Le calvaire-fontaine est classé monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire-fontaine (cad. D 320) : classement par arrêté du 2 novembre 1976
Personnages clés
Yves Saliou
Ancien maire d'Irvillac et acquéreur de la chapelle en 1806.
M. Paugam
Recteur ayant signalé l'affluence des pèlerins en 1806.
Roland Doré
Sculpteur à qui est attribué le calvaire.
Origine et histoire du Calvaire-fontaine
Le calvaire-fontaine de Coatnant, situé à Irvillac (Finistère), associe une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Lorette et un calvaire sur une fontaine monumentale. La chapelle, de plan en croix latine, relève du XVIIe siècle : une date de 1629 est lisible sur un pilier intérieur et elle est parfois datée de 1634; elle a fait l’objet de restaurations vers 1822. Ses autels latéraux présentent en bas-relief quatre sibylles — Persica, Hellesponca, Phrygia et Delphica — avec leurs attributs, et une pierre sculptée encastrée dans le mur extérieur représente une Mise au tombeau avec six personnages, attribuée à la fin du XVe ou au XVIe siècle. Un ecce homo en pierre orne le mur sud; l’ensemble témoigne d’un ancien lieu de pèlerinage très fréquenté. En 1806, le recteur M. Paugam signalait l’affluence des pèlerins et la vente de la chapelle à Yves Saliou, ancien maire; en 1822 l’édifice était en ruine, plusieurs acquéreurs emportèrent des pierres pour réparer des maisons de ferme et la cloche fut suspendue dans l’embrasure d’une fenêtre. La chapelle fut ensuite cédée à la fabrique et reconstruite à plus petite échelle; les arbres qui l’entourent sont plantés sur une plate-forme correspondant à la base des anciens murs de l’édifice primitif. Le calvaire, dû à l’atelier de Roland Doré, s’élève au‑dessus d’une fontaine datée de 1644; il est orné d’une Vierge à l’Enfant dont les pieds reposent sur le corps d’une femme‑serpent, figure probablement assimilée à Damona, déesse celtique des eaux. Du socle partent deux longues branches de granit, courbées en volutes, qui soutiennent adossées les statues de Notre-Dame, saint Yves, saint Pierre et saint Jean, formant une silhouette évoquant une ancre de marine. Le calvaire‑fontaine a été classé monument historique par arrêté du 2 novembre 1976.