Crédit photo : Benoît Prieur (1975–) Autres noms Nom de naissance - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1785
Construction du calvaire
Construction du calvaire 1785 (≈ 1785)
Date inscrite sur le monument, marquant sa création.
1832
Transformation en abreuvoir
Transformation en abreuvoir 1832 (≈ 1832)
Le monument est transformé en abreuvoir pour les animaux.
1929
Protection historique
Protection historique 1929 (≈ 1929)
Le monument est classé comme monument historique.
Années 1990
Restauration et réhabilitation
Restauration et réhabilitation Années 1990 (≈ 1990)
Rétablissement de l'alimentation en eau et ajout de bute-roues.
2012
Refonte de la base
Refonte de la base 2012 (≈ 2012)
La croix est démontée pour la refonte de sa base.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire-fontaine : inscription par arrêté du 25 juin 1929
Personnages clés
Claude Joseph Martin
Curé de Miribel guillotiné à la Révolution, lié à l'histoire du calvaire.
Origine et histoire du Calvaire-fontaine
Le calvaire-fontaine de Miribel, dit aussi croix de mission de la fontaine Saint-Romain, se situe au centre de la place Henri-Grobon dans l'Ain. Entièrement en calcaire, il associe un calvaire et une fontaine aménagée dans sa partie inférieure et mesure environ six mètres de haut. Trois bacs servent d'abreuvoirs : deux grands, à l'ouest et à l'est (1,60 m de long chacun), et un plus petit, adossé au sud (0,90 m). Au-dessus de ce dernier se trouve un cube mouluré portant des inscriptions peu lisibles, hormis la mention de 1785 en chiffres romains. Les faces nord et sud portent des inscriptions latines, dont Deo Optimo Maximo et la date du 2 décembre 1785, qui évoquent aussi Claude Joseph Martin, curé de Miribel guillotiné à la Révolution ; son supplice explique que la croix de mission du XVIIIe siècle soit considérée comme calvaire. À la suite d'une grande sécheresse, la mairie transforma le monument en abreuvoir en 1832 ; il fut utilisé pour chevaux et bestiaux jusqu'au premier tiers du XXe siècle et était alimenté par la « source des vingts ». Le calvaire n'a pas été déplacé depuis la Révolution, bien qu'il ait été implanté quelques mètres plus à l'ouest auparavant, et il a fait l'objet de plusieurs restaurations : dans les années 1990 l'alimentation en eau a été rétablie, puis la croix a été démontée en mars 2012 pour refonte de sa base selon des cartes postales anciennes. Dans les années 1990 subsistaient seulement deux bute-roues au nord ; deux autres ont été ajoutés aux angles sud-ouest et sud-est ultérieurement. Le monument bénéficie d'une protection au titre des monuments historiques depuis 1929 et, en 2013, un trompe-l'œil de cent mètres carrés donnant sur la place a été réalisé, représentant quatre personnalités liées à Miribel.