Première datation par Fontenu 1734 (≈ 1734)
Abbé Fontenu date le site du IVe siècle
1828
Attribution à Jules César
Attribution à Jules César 1828 (≈ 1828)
Théorie d'Alexandre d’Allonville
1854
Fouilles archéologiques majeures
Fouilles archéologiques majeures 1854 (≈ 1854)
Découverte de casques et vestiges
1862
Classement monument historique
Classement monument historique 1862 (≈ 1862)
Protection officielle du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Oppidum dit Camp César : classement par liste de 1862
Personnages clés
Abbé Fontenu - Historien local
Premières études en 1734
Alexandre Louis d’Allonville - Érudit du XIXe siècle
Attribue le site à Jules César
O. de Vauvillé - Archéologue
Prouve l'antériorité gauloise
Origine et histoire
L’oppidum de L’Étoile, surnommé localement « Camp César », est un site fortifié datant de la fin de l’âge du bronze et de la Guerre des Gaules. Situé sur la commune de L’Étoile (Somme), à 24 km à l’ouest d’Amiens, il occupe un éperon ovale de 10 hectares, protégé naturellement par des falaises sur trois côtés et par des remparts en terre sur le quatrième. Les fouilles ont révélé des vestiges allant du Néolithique à l’époque mérovingienne, dont des casques en bronze (vers 1800 av. J.-C.), des poteries, des monnaies romaines et un fanum (sanctuaire gallo-romain).
L’histoire du site est documentée depuis le XVIIIe siècle. L’abbé Fontenu le datait du IVe siècle en 1734, tandis qu’Alexandre Louis d’Allonville l’attribuait à Jules César en 1828. Au XIXe siècle, O. de Vauvillé prouvait son antériorité à la conquête romaine. Classé monument historique en 1862, l’oppidum abritait aussi une motte castrale médiévale, liée au fief des châtelains d’Amiens. Son nom actuel (« Camp César ») apparaît à partir de 1644, bien que son occupation remonte à des millénaires.
Les défenses de l’oppidum incluaient des fossés profonds (jusqu’à 12 m) et des levées de terre en chicane, avec une entrée dissimulée. Un tertre protégé par un fossé de 4 m, situé à l’extrémité sud-ouest, pourrait être à l’origine de la motte féodale ultérieure. Aujourd’hui boisé, le site conserve des vestiges de remparts culminant à 6 m, témoignages de son rôle stratégique durant l’Antiquité et au-delà.
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