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Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1908
Croquis sommaire du site
Croquis sommaire du site 1908 (≈ 1908)
Réalisé par Paul Banéat.
1922–1926
Fouilles de Zacharie Le Rouzic
Fouilles de Zacharie Le Rouzic 1922–1926 (≈ 1924)
Découverte de la tombe à couloir.
25 juin 1929
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 25 juin 1929 (≈ 1929)
Protection officielle du site.
milieu du XIXe siècle
Première mention du site
Première mention du site milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Exploration par A. et G. Thomas de Closmadeuc.
1982
Intervention de sauvetage
Intervention de sauvetage 1982 (≈ 1982)
Nouveaux vestiges après défrichement.
2019–2024
Relevés universitaires récents
Relevés universitaires récents 2019–2024 (≈ 2022)
Études par l'université de Nantes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Camp de Lizo (cad. G 224 à 229, 231, 234, 242, 244 à 249) : classement par arrêté du 25 juin 1929
Personnages clés
A. et G. Thomas de Closmadeuc - Explorateurs archéologues
Premières investigations en 1866.
Paul Banéat - Archéologue
Auteur d'un croquis en 1908.
Zacharie Le Rouzic - Fouilleur et restaurateur
Campagnes de 1922 à 1926.
Origine et histoire
Le camp de Lizo, situé à Carnac dans le Morbihan, est un site préhistorique daté du Néolithique récent. Il se compose de structures défensives (talus, fossés), d'habitations, de fours, de tertres funéraires et d'un dolmen à couloir. Bien que jamais entièrement fouillé, son architecture générale reste partiellement connue grâce à des campagnes archéologiques successives. Le site, classé Monument Historique en 1929, a livré un abondant matériel lithique et céramique, révélant une occupation prolongée et des activités artisanales, notamment potières.
Les premières explorations remontent au milieu du XIXe siècle, avec les travaux d'A. et G. Thomas de Closmadeuc en 1866, bien qu'aucun rapport détaillé ne subsiste. En 1908, Paul Banéat en réalise un croquis sommaire, suivi par les fouilles de Zacharie Le Rouzic entre 1922 et 1926, qui mettent au jour la tombe à couloir et les talus. Après son classement, Le Rouzic poursuit les fouilles et restaure partiellement le site. En 1982, une intervention de sauvetage révèle de nouvelles structures après un défrichement, et des relevés récents (2019–2024) par l'université de Nantes affinent la compréhension du site.
Le promontoire granitique, culminant à 30 m d'altitude, domine la vallée de la rivière de Crac’h. Contrairement à un éperon barré classique, il est accessible sur trois côtés, avec une enceinte curviligne en forme de « C » ouverte à l'est, selon les relevés modernes (GPS, Lidar). Les talus, doublés de fossés, délimitent une enceinte interne de 180 m sur 100 m, mais les limites sud-est restent incertaines. Le dolmen central, de type à couloir, est intégré dans un tumulus ovale (20 m de long) et présente des gravures et cupules, tandis qu'une ciste funéraire et trois tertres à proximité révèlent des pratiques rituelles et domestiques.
Les fouilles ont exhumé un mobilier archéologique riche : outils en silex local, haches polies, et une céramique grossière à décors rudimentaires, dont des vases à fond plat et des jarres à provision. La présence de meules, de fours et de foyers suggère une production potière intensive et une occupation durable. Les collections issues des fouilles sont conservées au musée de Préhistoire de Carnac et au musée de Vannes. Le site, bien que partiellement compris, offre un témoignage majeur des communautés néolithiques en Bretagne.
Les relevés de Zacharie Le Rouzic dans les années 1920 décrivent une enceinte quadrangulaire, mais les technologies modernes (Lidar) ont révélé une forme en « C », remettant en question les interprétations initiales. Les talus, construits en granite local, sont accompagnés de fossés creusés dans l'arène granitique, tandis que les habitations et fonds de cabanes, dispersés dans le camp, confirment une organisation spatiale complexe. Malgré les incertitudes sur son système défensif, le site illustre l'adaptation des populations néolithiques à leur environnement.
Le matériel céramique, particulièrement abondant, inclut des poteries de type Kerugou et des vases à bord perforé, typiques du Néolithique récent. Leur répartition homogène, associée à des outils lithiques et des traces de feu, indique des activités domestiques et artisanales variées. Les cupules gravées sur certaines dalles, comme celles du dolmen ou des tertres, évoquent des pratiques symboliques ou religieuses. Aujourd’hui, le camp de Lizo reste un sujet d’étude pour comprendre les dynamiques sociales et économiques des sociétés néolithiques en Bretagne.
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