Frise chronologique
1897
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1897 (≈ 1897)
Édification de la chapelle Sainte-Tréphine.
5 novembre 1971
Classement monument historique
Classement monument historique
5 novembre 1971 (≈ 1971)
Protection officielle du site par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Camp protohistorique dit du Castel-Finans (cad. C 83, 421) : classement par arrêté du 5 novembre 1971
Personnages clés
| François-Marie Cayot-Délandre - Historien local |
A rapporté la légende en 1847. |
| Seigneur Finans - Personnage légendaire |
Associé au château dans la légende. |
| Sainte Tréphine - Figure religieuse légendaire |
Épouse assassinée selon la tradition. |
| Saint Gildas - Saint breton |
Aura puni le seigneur Finans. |
Origine et histoire
Le camp protohistorique du Castel-Finans est un site archéologique de l'Âge du fer, établi sur un éperon barré à Saint-Aignan, dans le Morbihan. Il surplombe le Blavet, dont la vallée est aujourd’hui noyée sous le lac de Guerlédan, créé par un barrage situé à 400 mètres à l’est. Le site, distant d’environ 1,5 km du bourg de Saint-Aignan, couvre une superficie de 4 hectares. Il ne subsiste aujourd’hui qu’un talus de pierres désolidarisées, des éboulis de la butte centrale et quelques rochers éparpillés, vestiges de son enceinte originelle.
Le site a été classé monument historique par arrêté du 5 novembre 1971. Une chapelle dédiée à Sainte-Tréphine y a été édifiée en 1897, ajoutant une dimension religieuse à ce lieu chargé d’histoire. Selon une légende rapportée par François-Marie Cayot-Délandre en 1847, ce promontoire aurait abrité le château du seigneur Finans, peut-être identifiable à Conomor, un personnage du Haut Moyen Âge. La légende raconte que, après avoir assassiné son épouse Trifine, le seigneur fut puni par saint Gildas, qui fit s’écrouler le château en lançant une poignée de terre.
La localisation stratégique du Castel-Finans, dominant une vallée aujourd’hui transformée par le barrage de Guerlédan, suggère son importance défensive ou symbolique durant la Protohistoire. Le site illustre l’occupation humaine ancienne dans cette région de Bretagne, marquée par des constructions adaptées au relief et aux besoins de protection. Son classement en 1971 témoigne de sa valeur patrimoniale, malgré l’érosion des vestiges au fil des siècles.