Décision de creusement 1837 (≈ 1837)
Projet confié à l’ingénieur Vauthier.
1838-1843
Construction du canal
Construction du canal 1838-1843 (≈ 1841)
Chantier dirigé par des entrepreneurs bordelais.
1844
Ouverture du canal
Ouverture du canal 1844 (≈ 1844)
Premières gabares et activité batelière.
1926
Fin de la navigabilité
Fin de la navigabilité 1926 (≈ 1926)
Dordogne rayée des voies navigables.
1992
Concession intercommunale
Concession intercommunale 1992 (≈ 1992)
Gestion transférée à un syndicat local.
1996
Inscription MH
Inscription MH 1996 (≈ 1996)
Protection du bassin de radoub.
2014
Rénovation partielle
Rénovation partielle 2014 (≈ 2014)
4 km rendus navigables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont-canal en totalité et murs d'encaissement qui lui font suite (cad. AE 88) : inscription par arrêté du 11 septembre 1996
Personnages clés
Pierre Vauthier - Ingénieur en chef
Concepteur du canal et des ouvrages.
Louis-Philippe Ier - Roi de France
Critiqua les coûts du projet.
Saint Front - Figure légendaire
Associé au mythe du coulobre.
Origine et histoire
Le canal de Lalinde, long de 15 km, fut creusé entre 1838 et 1843 sous la direction de l’ingénieur Pierre Vauthier pour contourner les rapides dangereux de la Dordogne entre Mauzac et Tuilières. Inauguré en 1844, il facilita le transport des gabares malgré des coûts élevés critiqués par Louis-Philippe Ier. Le bassin de radoub de Saint-Capraise-de-Lalinde, inscrit aux Monuments Historiques en 1996, servait à l’entretien des embarcations.
Le canal comportait neuf écluses, dont un groupe spectaculaire à Tuilières, ainsi que des maisons d’éclusiers et des ponts. Alimenté par le barrage de Mauzac, il resta en service jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, malgré la concurrence du chemin de fer dès 1879. En 1926, son déclin s’amorça avec la suppression de la navigabilité de la Dordogne en amont, avant sa concession en 1992 à un syndicat intercommunal.
Aujourd’hui, une portion de 4 km entre Port-de-Couze et Saint-Capraise-de-Lalinde est de nouveau navigable depuis 2014, après des travaux de restauration. Le bassin de radoub, avec son gril, témoigne de l’ingénierie fluviale du XIXe siècle et de l’activité batelière passée. Le canal, marqué par des légendes locales comme celle du coulobre de Lalinde, allie patrimoine industriel et touristique.
L’ouvrage traverse six villages, dont Saint-Capraise-de-Lalinde, où le bassin de radoub et son gril sont protégés. Les travaux récents (2016) sur le pont-canal et les écluses visent à préserver ce patrimoine, tout en développant une vocation touristique, comme la promenade fluviale prévue dès 2015.
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