Canal de Lalinde à Baneuil en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine fluvial Canal

Canal de Lalinde à Baneuil

  • D660
  • 24150 Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Canal de Lalinde à Baneuil
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1837
Décision de creusement
1838-1843
Construction du canal
1844
Ouverture à la navigation
1879
Concurrence ferroviaire
1926
Désengagement de l'État
1964
Accident et modification
1992
Concession du canal
2014
Rénovation et réouverture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ecluse de la Borie-Basse en totalité, y compris le déversoir et l'aqueduc de communication qui lui fait suite et les façades et toitures de la maison éclusière (cad. AK 23, 25) : inscription par arrêté du 11 septembre 1996

Personnages clés

Pierre Vauthier Ingénieur responsable des plans du canal.
Louis-Philippe Ier Roi ayant commenté le coût des travaux du canal.

Origine et histoire du Canal

Le canal de Lalinde est un canal latéral à la Dordogne, long de 15 km et situé en amont de Bergerac. Il a été créé pour contourner des passages dangereux de la rivière — les rapides du Grand Thoret, de la Gratusse et du Gratussou — ainsi que des obstacles rocheux et des empiètements des riverains qui avaient installé pêcheries, moulins et constructions sur la rivière. Selon la légende locale, un monstre, le coulobre de Lalinde, terrorisait autrefois ces lieux jusqu'à sa mort par saint Front. Le creusement du canal a été décidé en 1837 ; les plans furent confiés à l'ingénieur Pierre Vauthier et les travaux adjugés à des entrepreneurs de Bordeaux. Le chantier s'est déroulé de 1838 à 1843 et le canal a été ouvert à la navigation en 1844, année qui voit passer les premières gabares et s'organiser la vie batelière ; le coût des travaux suscita d'ailleurs la remarque du roi Louis-Philippe Ier. Il va du village de Mauzac, en aval du cingle de Trémolat, jusqu'à Tuilières, commune de Mouleydier. L'ouvrage comporte neuf écluses, dont trois écluses simples à Mauzac, Lalinde et la Borie-Basse, et se termine par deux écluses triples à Tuilières ; il comporte en outre cinq maisons d’éclusiers, sept ponts et des pigeonniers. Le canal traverse les communes de Mauzac, Sauveboeuf, Lalinde, Port-de-Couze, Saint-Capraise-de-Lalinde et Tuilières. Plusieurs ouvrages remarquables jalonnent son parcours : le site de Mauzac avec son écluse, son aqueduc d'alimentation et sa maison éclusière ; l'aqueduc et le pont-déversoir de la Tuilerie de Villeneuve ; le bassin et l'écluse de Lalinde ; le bassin de Port-de-Couze ; l'écluse de la Borie-Basse à Baneuil ; le petit pont-canal et les bassins de stationnement et de radoub de Saint-Capraise-de-Lalinde ; enfin le site de Tuilières avec son barrage, son groupe d'écluses, son bassin de croisement, ses ponts et ses maisons éclusières. L'alimentation en eau s'effectue par le barrage de Mauzac via un aqueduc d'alimentation. Le gabarit admis est de 29 m sur 6. Malgré la concurrence du chemin de fer à partir de 1879, le canal a été utilisé jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Un décret du 28 décembre 1926 a retiré la Dordogne en amont de Saint-Pierre-d'Eyraud de la liste des voies navigables, entraînant le désengagement de l'État et des ponts et chaussées pour l'entretien des ouvrages. La Société anonyme du canal de Lalinde a été créée par des entreprises riveraines, notamment des industriels du papier et des minotiers, pour garantir l'approvisionnement en eau. Le 11 juillet 1964, un camion citerne percutant la foule à Port-de-Couze a causé huit morts et treize blessés ; le canal a été busé à cet endroit par la suite, empêchant le passage des gabares. Un décret de 1992 a concédé l'ensemble de l'ouvrage, qui dépend du ministère des Transports, au Syndicat intercommunal du canal de Lalinde. En août 2014, après des travaux financés par les cinq communes riveraines pour la construction de trois passerelles et deux pontons, la portion de quatre kilomètres entre Port-de-Couze et Saint-Capraise-de-Lalinde a de nouveau été reconnue navigable par décret ministériel. L'exploitation touristique de ce tronçon, confiée éventuellement à un opérateur privé, était envisagée pour l'été 2015. Début 2016, des travaux ont été entrepris pour refaire l'étanchéité du pont-canal de Saint-Capraise-de-Lalinde et remplacer la double porte n°5 de l'escalier d'écluses de Tuilières.

Liens externes