Début des travaux 1838 (≈ 1838)
Lancement du chantier sous Lacordaire.
1882
Achèvement du tunnel
Achèvement du tunnel 1882 (≈ 1882)
Fin des travaux sous Bouvaist.
18 septembre 1990
Inscription MH
Inscription MH 18 septembre 1990 (≈ 1990)
Protection des éléments du canal.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Barrage à aiguilles sur la Saône et son magasin à aiguilles ; canal de dérivation du pont amont au pont aval, avec ses terrassements ; pont amont ; pont aval ; maison de l'éclusier avec ses dépendances (en amont) ; entrée maçonnée amont ; entrée maçonnée aval ; tunnel et son puits d'aération (cad. ZA 56, 70) : inscription par arrêté du 18 septembre 1990
Personnages clés
Philippe Lacordaire - Ingénieur
Concepteur initial du projet.
Gustave Bouvaist - Ingénieur
Dirigea l’achèvement en 1882.
Origine et histoire du Tunnel-canal
Le tunnel-canal de Saint-Albin, situé sur les communes d’Ovanches et Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin (Haute-Saône), fait partie d’un canal de dérivation de la Saône conçu pour éviter un méandre et raccourcir de 7 km le trajet des bateliers. Long de 681 mètres et large de 6,55 mètres, il a été achevé en 1882 après plusieurs campagnes de travaux (1838, 1841, 1876, 1880). Ce projet, dirigé initialement par l’ingénieur Philippe Lacordaire puis finalisé sous Gustave Bouvaist, visait à améliorer la navigabilité de la rivière en contournant Traves et le barrage à aiguilles de Chassey-lès-Scey.
Le canal souterrain est contrôlé par une porte de Garde en amont et une écluse en aval. Toujours en usage pour la navigation de plaisance, il a été inscrit aux monuments historiques le 18 septembre 1990. L’inscription couvre également le barrage à aiguilles, les ponts amont et aval, la maison de l’éclusier et ses dépendances, ainsi que les terrassements environnants. Ces éléments témoignent de l’ingénierie fluviale du XIXe siècle et de son adaptation aux contraintes géographiques.
Le tunnel, avec ses entrées maçonnées et son puits d’aération, illustre les techniques de construction de l’époque. Son rôle historique était double : faciliter le commerce fluvial en réduisant les distances, et sécuriser la navigation en évitant les zones dangereuses du méandre. Aujourd’hui, il reste un exemple remarquable de patrimoine industriel lié aux voies d’eau en Bourgogne-Franche-Comté.