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Phare de Cap Blanc

Phare de Cap Blanc


    97500 Miquelon-Langlade
Phare de Cap Blanc
Phare de Cap Blanc
Phare de Cap Blanc
Phare de Cap Blanc
Crédit photo : Bernard975 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
21 mai 1874
Naufrage de la frégate *Niobé*
1881
Commande des phares
juillet 1883
Mise en service du phare
29 octobre 2012
Classement Monument historique
2015
Rénovation du phare
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le phare en totalité (cad. AO 02) : classement par arrêté du 29 octobre 2012

Personnages clés

Ateliers Barbier et Fenestre - Constructeur industriel Entreprise ayant fabriqué le phare en 1881.

Origine et histoire

Le phare de Cap Blanc, situé sur la côte ouest de la presqu'île du Cap, au nord de Miquelon, a été construit en 1883. Il s'agit du plus ancien phare encore debout de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, avec celui de Pointe-Plate. Sa construction fut motivée par le naufrage de la frégate anglaise Niobé en 1874, poussant le Royaume-Uni à demander à la France l'édification d'un phare pour sécuriser la navigation dans cette zone dangereuse.

Le phare, conçu par les ateliers Barbier et Fenestre (futurs BBT), est une structure métallique innovante pour l'époque. Son fût en tubes de métal rivetés repose sur six contreforts triangulaires, et il est équipé d'un sas d'entrée en tambour pour le protéger des intempéries. En raison de la corrosion, il fut plus tard recouvert d'une chemise en béton, tout en conservant sa structure métallique interne visible. L'accès à la lanterne se fait par un escalier en acier avec garde-corps en fonte.

Classé Monument historique le 29 octobre 2012, le phare de Cap Blanc a fait l'objet d'une rénovation en 2015. Il incarne à la fois un patrimoine industriel, avec sa fabrication préfabriquée, et un héritage maritime, lié aux échanges franco-britanniques dans l'Atlantique Nord. Son optique repose sur un bain de mercure, une technique courante à l'époque pour les phares de grande portée.

Le phare est indissociable de l'histoire de Saint-Pierre-et-Miquelon, archipel stratégique pour la pêche et la navigation transatlantique. Sa construction reflète les avancées technologiques de la fin du XIXe siècle, tout en répondant à un impératif de sécurité maritime après le drame du Niobé, qui coûta la vie à de nombreux marins britanniques.

Liens externes