Frise chronologique
1938
Fabrication du carillon
Fabrication du carillon
1938 (≈ 1938)
Création par la fonderie Paccard près d’Annecy.
1939
Exposition à Lille
Exposition à Lille
1939 (≈ 1939)
Présenté à l’Exposition du Progrès Social.
1940
Démontage face à l’avancée allemande
Démontage face à l’avancée allemande
1940 (≈ 1940)
Rapatrié à Annecy et caché jusqu’à 1945.
20 juillet 1947
Inauguration du beffroi
Inauguration du beffroi
20 juillet 1947 (≈ 1947)
Première utilisation par Maurice Lannoy.
26 novembre 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
26 novembre 1993 (≈ 1993)
Protection officielle du carillon et de ses cloches.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le Carillon (cad. AC 146) : inscription par arrêté du 26 novembre 1993
Personnages clés
| Abbé Thomas - Initiateur du projet |
Commanditaire du beffroi et acquéreur du carillon. |
| Louis Mortamet - Architecte du beffroi |
Concepteur de la tour octogonale en béton armé. |
| Maurice Lannoy - Premier carillonneur (1947) |
Inaugura le monument avec un concert. |
| Jean-Bernard Lemoine - Carillonneur (1987-2005) |
Titulaire pendant 18 ans, également à Lyon. |
Origine et histoire
Le carillon du Mas Rillier est un beffroi octogonal en béton armé, construit dans le hameau du Mas Rillier à Miribel (Ain). Il abrite un carillon de 50 cloches, dont une cloche de 2 157 kg, entièrement mécanique. Ce monument, unique en France pour son architecture dédiée à un carillon, fut inauguré le 20 juillet 1947, bien après la Vierge du Mas Rillier (1941), sous l’impulsion de l’abbé Thomas et conçu par l’architecte lyonnais Louis Mortamet.
Le carillon lui-même, fabriqué en 1938 par la fonderie Paccard près d’Annecy, fut d’abord exposé à Lille lors de l’Exposition du Progrès Social de 1939. Face à l’avancée allemande en 1940, il fut démonté et rapatrié à Annecy. L’abbé Thomas l’acquit pour équiper le campanile en construction, et les cloches restèrent cachées au Mas Rillier jusqu’à la Libération. Le beffroi, construit entre 1946 et 1947, fut classé monument historique en 1993.
Le carillon, d’une grande richesse musicale, est utilisé pour des concerts réguliers, notamment lors du festival Swing sous les étoiles en juin. Plusieurs carillonneurs renommés s’y sont succédé depuis 1947, dont Jean-Bernard Lemoine (1987-2005) et Chantal Bégeot (2005-2016). L’accès au site est desservi par la ligne 1 de Colibri (arrêt Madone), et le monument reste un symbole local de patrimoine religieux et musical.
Le sanctuaire de Notre-Dame du Sacré-Cœur, adjacent au carillon, fut fondé en 1932 par l’abbé Thomas sur les ruines d’un ancien château. Le carillon, seul de son genre en France, illustre l’innovation architecturale du XXe siècle mêlant béton armé et tradition campanologique. Les cloches, toujours actionnées mécaniquement, témoignent d’un savoir-faire artisanal préservé.