Frise chronologique
1636
Fondation du Carmel
Fondation du Carmel
1636 (≈ 1636)
Création par des carmélites d’Amiens.
1789-1799
Dispersion révolutionnaire
Dispersion révolutionnaire
1789-1799 (≈ 1794)
Monastère supprimé, bâtiments réaffectés.
1802
Renaissance du Carmel
Renaissance du Carmel
1802 (≈ 1802)
Réinstallation après le Concordat.
mai 1940
Destruction des vestiges
Destruction des vestiges
mai 1940 (≈ 1940)
Bombardements détruisant les derniers restes.
1998
Devenir municipal
Devenir municipal
1998 (≈ 1998)
Transformation en Maison du Patrimoine.
2021
Classement MH
Classement MH
2021 (≈ 2021)
Inscription du Carmel et maison tourières.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le Carmel, en totalité (à savoir l’ensemble des bâtiments et jardins) et la maison des sœurs tourières de 1934, façades et toitures, 36 rue des Capucins, figurant au cadastre section AE, parcelle 186, tels que délimités sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 21 octobre 2021
Personnages clés
| Jules-Marc Chamerlat - Peintre |
Auteur d’un tableau classé (1861). |
| Carmélites d’Amiens - Fondatrices |
Originaires du couvent d’Amiens (1636). |
Origine et histoire
Le Carmel d’Abbeville fut fondé en 1636 par des carmélites venues d’Amiens, sous le vocable « Jésus-Maria ». Installé initialement rue Saint-Gilles, le monastère fut supprimé pendant la Révolution française (1789-1799), ses bâtiments partiellement détruits et réaffectés en prison, tribunal et gendarmerie. Les vestiges restants disparurent lors des bombardements de mai 1940, clôturant l’histoire du premier carmel.
Le Concordat de 1801 permit la renaissance de la communauté. En 1802, les carmélites s’installèrent dans l’ancien couvent des Carmes (place Saint-Pierre), puis en 1821 dans celui des Capucins, rue des Capucins, où elles aménagèrent une chapelle et des cellules. Le site abritera les religieuses jusqu’en 1998, date à laquelle la ville d’Abbeville acquit les lieux pour en faire la Maison du Patrimoine, dédiée à la culture et aux expositions.
L’ensemble architectural, en brique, comprend des bâtiments du XVIIe siècle (peintures murales des Capucins, dont une découverte en 2010 représentant le Christ mort), une chapelle du XIXe siècle (avec un tableau de Jules-Marc Chamerlat, classé en 2017), et des jardins structurés (verger, potager, cloître). Le Carmel et la maison des sœurs tourières (1934) sont inscrits aux Monuments historiques depuis 2021. Les dernières carmélites rejoignirent le Carmel de Caen après 1998.
Les jardins, ouverts au public, conservent des traces des aménagements du XIXe siècle : espaliers, palmettes, et un bassin fleuri. Le verger, mitoyen du parc d’Émonville, illustre l’héritage horticole du monastère. Aujourd’hui, le site allie préservation patrimoniale et animations culturelles (expositions, concerts), tout en témoignant de l’histoire monastique abbevilloise.