Frise chronologique
1817-1849
Identification du gisement
Identification du gisement
1817-1849 (≈ 1833)
Sondages révélant le gisement de charbon.
1904
Début du fonçage
Début du fonçage
1904 (≈ 1904)
Creusement du puits Simon no 1.
22 février 1907
Début de l'extraction
Début de l'extraction
22 février 1907 (≈ 1907)
Lancement de l'exploitation du charbon.
1914
Mise en service du puits no 2
Mise en service du puits no 2
1914 (≈ 1914)
Deuxième puits opérationnel.
25 février 1985
Catastrophe minière
Catastrophe minière
25 février 1985 (≈ 1985)
Coup de grisou, 22 morts.
5 décembre 1997
Fermeture définitive
Fermeture définitive
5 décembre 1997 (≈ 1997)
Fin de l'exploitation charbonnière.
11 juillet 2002
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 juillet 2002 (≈ 2002)
Protection des chevalements et bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cantine (n°4) : les façades et les toitures ; magasin et atelier (n°s 5 et 6) : la totalité, à l'exclusion de la forge, de la construction occupant l'espace entre les deux avant-corps, des éléments adossés sur les façades, du bâtiment adossé à la façade est et des unités de rangement ; bâtiment principal (n° 9) : les façades et la toiture, le hall et les bureaux, l'ossature apparente de la salle des pendus et le grill supportant les vestiaires, la distribution sous forme de rue intérieure centrale ; lampisterie (n° 12) : les façades et les toitures, à l'exclusion des ajouts récents sur les façades et des liaisons organiques (n° 11) entre la lampisterie et les bains douches ; chevalement du puits I (n° 14) : la totalité, permettant les aménagements nécessaires à la maintenance ou à la mise en sécurité des ouvrages ; bâtiment de la machine d'extraction du puits I (n° 15) : la totalité, incluant les machines immeubles par destination ; centrale électrique (n° 16) : les façades et les toitures, y compris de l'annexe (n° 16b) sur le flanc est qui accueillait la salle des commandes, à l'exclusion de l'édifice en béton prolongeant celle-ci au sud, le hall et l'escalier central à double révolution ; chevalement et recette du puits II (n° 36) : la totalité, permettant les aménagements nécessaires à la maintenance ou à la mise en sécurité des ouvrages ; ancien bâtiment de la machine d'extraction du puits II (n° 38) : les façades et les toitures (cad. 46 197/6) : inscription par arrêté du 11 juillet 2002
Personnages clés
| Guillaume Simon - Ingénieur et directeur général |
Nom donné au siège minier. |
| Henri ou Eugène Choret - Architecte du carreau |
Concepteur des premiers bâtiments. |
Origine et histoire
Le siège Simon, nommé en hommage à l'ingénieur Guillaume Simon, fut l'un des principaux charbonnages des houillères de Lorraine, exploité de 1907 à 1997 sur le territoire de Forbach (Moselle). Ce site minier, composé de cinq puits, joua un rôle clé dans l'extraction du charbon dans la région Grand Est. Aujourd'hui, seuls trois chevalements subsistent, vestiges d'une époque industrielle révolue.
L'histoire du siège Simon débute avec l'identification du gisement entre 1817 et 1849, mais ce n'est qu'en 1904 que le fonçage du puits Simon no 1 commence. L'extraction démarre en 1907, suivie par la construction du puits no 2 et d'un lavoir en 1908. Malgré des inondations en 1909, le pompage permet de relancer l'activité. Les années 1910 voient l'achèvement des infrastructures de surface, dont les bains-douches, les ateliers et la centrale thermique.
Pendant l'entre-deux-guerres, le site connaît une intense activité. Le puits no 3, creusé en 1932 pour l'aérage, est achevé en 1933. En 1938, la production atteint près d'un million de tonnes de houille. Après la Seconde Guerre mondiale, le puits no 4 est foncé en 1948, et le puits no 5 en 1958. En 1973, l'exploitation se concentre sur les puits no 1, no 2 et no 5, tandis que les autres servent à l'aérage.
Le 25 février 1985, un coup de grisou cause la mort de 22 mineurs, marquant la dernière catastrophe minière en France. Le siège ferme définitivement en 1997, après 90 ans d'exploitation. Les bâtiments, partiellement démolis ou reconvertis, témoignent encore de ce passé industriel. Certains éléments, comme les chevalements des puits no 1 et no 2, sont inscrits aux monuments historiques depuis 2002.
La reconversion du site inclut la transformation de l'ancienne école des mineurs en lycée technique (Lycée Condorcet), la création d'une zone économique (eurozone Forbach Nord) sur l'ancien parc à bois, et la possible valorisation touristique d'un lac formé dans une ancienne carrière. Malgré des dégradations et incendies récents, le site reste un symbole de l'héritage minier lorrain.
Les puits annexes, comme le no 3 (rue Nationale à Forbach) et le no 4 (à Schoeneck), ont connu des destins variés : démolition partielle pour le no 3, tandis que le chevalement du no 4, reconverti en émetteur TV, subsiste. Le puits no 5 abrite désormais une unité de traitement des eaux minières.