Frise chronologique
avant 1492
Première attestation d'exploitation
Première attestation d'exploitation
avant 1492 (≈ 1492)
Exploitation documentée avant cette date.
1815
Attraction des catacombes
Attraction des catacombes
1815 (≈ 1815)
Intégrée aux visites touristiques.
4 janvier 1994
Classement monument historique
Classement monument historique
4 janvier 1994 (≈ 1994)
Protection officielle de la carrière.
1998
Confirmation du classement
Confirmation du classement
1998 (≈ 1998)
Décision du Conseil d’État.
2003
Acquisition par un promoteur
Acquisition par un promoteur
2003 (≈ 2003)
Début des contentieux patrimoniaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Antoine Décure - Ouvrier carrier et sculpteur |
Auteur des sculptures de Port-Mahon. |
Origine et histoire
La carrière du chemin de Port-Mahon est une exploitation souterraine de pierre à bâtir située sous les 26-30 rue de la Tombe-Issoire et 15-17 villa Saint-Jacques, dans le 14e arrondissement de Paris. Elle est attestée dès avant 1492, ce qui en fait l’une des rares carrières médiévales encore conservées sous la capitale. Son nom provient des sculptures réalisées par un carrier, Antoine Décure, représentant Port-Mahon à Minorque, visibles dans les galeries adjacentes aux catacombes.
Classée monument historique en 1994, cette carrière est reconnue pour son état intact, offrant un témoignage complet des techniques d’extraction de la pierre à la fin du Moyen Âge. En 1815, elle figurait parmi les attractions des visites des catacombes. Depuis 2003, elle appartient à un promoteur immobilier, suscitant des conflits avec des associations de défense du patrimoine en raison de projets de construction en surface.
Le Conseil d’État a confirmé son classement en 1998, soulignant son caractère exceptionnel comme unique carrière parisienne du XIVe siècle encore préservée. À proximité se trouve la ferme de Montsouris, dernière ferme de Paris, partageant le même terrain. Les galeries de la carrière, aujourd’hui fermées au public par une grille, restent un enjeu patrimonial majeur pour les défenseurs du sous-sol parisien.