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Carrière souterraine du chemin de Port-Mahon à Paris 1er dans Paris

Carrière souterraine du chemin de Port-Mahon

    26 Rue de la Tombe Issoire
    75014 Paris 14e Arrondissement
Propriété privée ; propriété d'une société privée
Carrière souterraine du chemin de Port-Mahon
Carrière souterraine du chemin de Port-Mahon
Crédit photo : It's Judith - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1800
1900
2000
XIVe siècle
Création des galeries
avant 1492
Première attestation d'exploitation
1815
Attraction des catacombes
4 janvier 1994
Classement monument historique
1998
Confirmation du classement
2003
Acquisition par un promoteur
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Carrière souterraine et sol des parcelles correspondantes (constructions en surface non comprises) , 13 villa Saint-Jacques et 22, 24, 32 rue de la Tombe-Issoire (cad. 14 : 03 BQ 23, 24, 39) : inscription par arrêté du 18 mai 1993 ; Pour être conservée, partie de la carrière souterraine correspondant aux parcelles 14 : 03 BQ 16, 17 et 41, située 26, 28, 30 rue de la Tombe-Issoire et 15, 17 villa Saint-Jacques, ainsi que le sol de ces parcelles, à l'exclusion des constructions situées en surface : classement par décret du 4 janvier 1994

Personnages clés

Antoine Décure - Ouvrier carrier et sculpteur Auteur des sculptures de Port-Mahon.

Origine et histoire

La carrière souterraine du chemin de Port-Mahon est une ancienne exploitation de pierre à bâtir située sous les 26-30 rue de la Tombe-Issoire et 15-17 villa Saint-Jacques, dans le 14e arrondissement de Paris. Son exploitation est attestée dès avant 1492, et son nom provient des sculptures réalisées par un carrier, Antoine Décure, représentant Port-Mahon à Minorque, visibles dans les galeries adjacentes aux catacombes. Ces sculptures, ainsi qu’une grille condamnant l’accès à la carrière, sont encore visibles aujourd’hui lors des visites des catacombes.

Classée monument historique le 4 janvier 1994, cette carrière est considérée comme un témoignage unique de l’exploitation de la pierre à Paris à la fin du Moyen Âge, grâce à son état intact. Le Conseil d’État a confirmé ce classement en 1998, soulignant son importance historique et archéologique. En 1815, elle faisait déjà partie des attractions des catacombes, mais depuis 2003, elle appartient à un promoteur immobilier, ce qui a suscité des tensions avec des associations de défense du patrimoine.

La carrière se distingue par ses galeries à double étage, creusées dès le XIVe siècle, et par les inscriptions de carriers datant du XVIe siècle. Malgré son classement, son avenir reste incertain en raison des projets immobiliers prévus en surface. Les parcelles concernées incluent des portions de la rue de la Tombe-Issoire et de la villa Saint-Jacques, où se trouve également la dernière ferme de Paris, la ferme de Montsouris.

Les inscriptions et sculptures présentes dans la carrière, comme celles d’Antoine Décure, offrent un aperçu rare des techniques et de la vie des carriers médiévaux. La carrière est aujourd’hui fermée au public, mais son histoire et son état de conservation en font un site majeur pour la compréhension du patrimoine souterrain parisien. Les contentieux entre le promoteur et les défenseurs du patrimoine illustrent les enjeux contemporains de préservation face à l’urbanisation.

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