Carrières de la Lie à La Roche-Vineuse en Saône-et-Loire
Patrimoine classéPatrimoine minierCarrière
Carrières de la Lie à La Roche-Vineuse
Route des Pérelles
71960 La Roche-Vineuse
Crédit photo : Clément Bucco-Lechat - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
…
1800
1900
2000
Ier siècle
Début de l'exploitation
Début de l'exploitation Ier siècle (≈ 150)
Commencement de l'extraction des calcaires durant l'Antiquité.
1810
Disparition des galeries
Disparition des galeries 1810 (≈ 1810)
Fin des espaces souterrains importants dans les carrières.
1934
Fin de l'exploitation
Fin de l'exploitation 1934 (≈ 1934)
Arrêt définitif de l'extraction dans les carrières.
12 janvier 2001
Inscription historique
Inscription historique 12 janvier 2001 (≈ 2001)
Les carrières sont inscrites aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sol et sous-sol de l'ensemble de la parcelle de la carrière, y compris les divers fronts de taille (cad. E 86) : inscription par arrêté du 12 janvier 2001
Personnages clés
Albert Barthèlemy
Auteur d'un article sur les carrières publié en 1983.
Origine et histoire de la Carrière de la Lie
Les carrières de la Lie, sur la commune de La Roche-Vineuse (Saône‑et‑Loire, Bourgogne‑Franche‑Comté), constituent un site d’extraction dont l’usage remonte à l’Antiquité. On y observe de nombreux témoignages des différents modes d’extraction et des pièces restées inachevées, notamment des sarcophages. L’exploitation a commencé au Ier siècle et s’est poursuivie de manière intermittente avant de cesser définitivement en 1934 ; la production la plus importante en volume semble appartenir au Haut‑Empire romain. Le site occupe le flanc d’une colline et domine les hameaux de Sommère et des Bouteaux, à environ 10 km de Mâcon ; il s’étend sur 300 mètres de longueur, 55 à 150 mètres de largeur et peut atteindre 20 mètres de hauteur. Géologiquement, les couches appartiennent au Mésozoïque, Jurassique supérieur, avec des calcaires lithographiques, durs et employés en construction, et des calcaires pisolytiques, plus tendres. Jusqu’en 1810, des galeries et des espaces souterrains importants existaient encore ; ils ont servi d’abri à des conscrits réfractaires et certains y ont vécu en troglodytes, notamment des femmes avec leurs enfants, lorsque l’on pratiquait l’extraction de sable. Les carrières de la Lie sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 12 janvier 2001. Pour approfondir, on peut consulter l’article d’Albert Barthèlemy publié en deux parties dans la revue Images de Saône‑et‑Loire en 1983, ainsi que les notices et ressources disponibles dans les bases Mérimée et les autorités VIAF et les portails consacrés à l’archéologie, à la Saône‑et‑Loire et aux monuments historiques français.