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Carrières dites de l'Infirmerie et du Premier Zouave à Berny-Rivière dans l'Aisne

Carrières dites de l'Infirmerie et du Premier Zouave

    Route Sans Nom
    02290 Berny-Rivière
Propriété privée
Carrières dites de lInfirmerie et du Premier Zouave
Carrières dites de lInfirmerie et du Premier Zouave
Carrières dites de lInfirmerie et du Premier Zouave
Carrières dites de lInfirmerie et du Premier Zouave
Carrières dites de lInfirmerie et du Premier Zouave
Carrières dites de lInfirmerie et du Premier Zouave
Carrières dites de lInfirmerie et du Premier Zouave
Carrières dites de lInfirmerie et du Premier Zouave
Carrières dites de lInfirmerie et du Premier Zouave
Crédit photo : Soissonnais 14-18 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
décembre 1914
Création de la chapelle du père Doncoeur
septembre 1914 - novembre 1918
Occupation par les soldats français
1990
Inscription aux monuments historiques
2014-2018
Célébrations du Centenaire
avril 2023
Réouverture de la carrière du Premier Zouave
1er quart XXe siècle
Période de réutilisation militaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Carrières et ruines de la ferme, à Confrécourt (cad. B 549, 564, 565) : inscription par arrêté du 28 juin 1990

Personnages clés

Père Doncoeur - Aumônier militaire Commanditaire de la chapelle souterraine.
Louis Tinayre - Peintre Auteur de *La messe de minuit à Confrécourt*.
Marie Curie - Scientifique Évoquée dans le film *À travers Irène* (2022).
Jean-Paul Doncoeur - Descendant du père Doncoeur Visite des lieux en 2018.

Origine et histoire

Les carrières dites de l'Infirmerie et du Premier Zouave, situées près de Berny-Rivière dans les Hauts-de-France, sont d’anciennes exploitations de calcaire remontant au Moyen Âge. Elles furent réutilisées comme cantonnement militaire par les soldats français entre septembre 1914 et novembre 1918, durant la Première Guerre mondiale. Leur structure en « piliers tournés » offrait une stabilité suffisante pour abriter des centaines d’hommes, protégeant ces derniers des bombardements fréquents dans la région du Soissonnais, un secteur stratégique proche du front.

La carrière du Premier Zouave tire son nom du blason de cette unité, gravé à son entrée par le 1er régiment de zouaves en 1916. À l’intérieur, une soixantaine de traces (graffitis, inscriptions régimentaires) subsistent, dont une chapelle dite « du père Doncœur », immortalisée dans un tableau de Louis Tinayre, La messe de minuit à Confrécourt (1914). Cette œuvre, exposée au musée de Soissons, témoigne de la vie religieuse des soldats. Une seconde chapelle, « des Bretons », orne la carrière de l’Infirmerie, aménagée en poste de secours par des régiments comme le 216e RI.

Les carrières abritaient une organisation militaire complexe : dortoirs, cuisines, postes de commandement, et même des salles de distraction. Leur occupation quasi continue jusqu’en 1918 en fit un lieu de mémoire majeur. Les ruines de la ferme voisine de Confrécourt, détruite pendant la guerre, ainsi que les carrières, ont été inscrites aux monuments historiques en 1990 pour leur valeur testimoniale. Aujourd’hui, le site est géré par l’association Soissonnais 14-18, qui organise des visites et des commémorations, comme la messe du Centenaire en 2014 et 2018.

Le lieu a aussi inspiré des œuvres culturelles : le film Le Secret de Confrécourt (2013), tourné sur place par les Guides et Scouts d’Europe, et À travers Irène (2022), évoquant la venue de Marie Curie avec ses unités de radiographie mobiles. Des descendants de figures historiques, comme le peintre Louis Tinayre ou le père Doncoeur, ont visité les carrières pour honorer la mémoire de leurs aïeux. La carrière du Premier Zouave, temporairement fermée pour sécurité (2021-2022), a rouvert en avril 2023 après des travaux.

L’ensemble du site — carrières, ruines de la ferme et monument de la Croix-Rompue — illustre l’adaptation des soldats à la guerre des tranchées. Les graffitis, blasons médicaux et autels souterrains en font un témoignage unique de la vie quotidienne au front. Les carrières de Confrécourt, bien que partiellement effondrées, restent accessibles pour certaines parties, offrant un aperçu poignant de ce patrimoine historique et mémoriel.

Liens externes