Période présumée des gravures XVIe-XIXe siècle (≈ 1865)
Datation révisée après études comparatives.
1873
Première étude et déplacement des pierres du Meniscoul
Première étude et déplacement des pierres du Meniscoul 1873 (≈ 1873)
Étude du site et transfert des pierres vers la mairie.
1977
Seconde campagne d'étude
Seconde campagne d'étude 1977 (≈ 1977)
Nouvelle analyse des gravures et du site.
2006
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2006 (≈ 2006)
Reconnaissance officielle du site comme patrimoine.
2015
Fouilles et photogrammétrie
Fouilles et photogrammétrie 2015 (≈ 2015)
Débroussaillage et analyse technologique des affleurements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les affleurements granitiques (cad. AI 39, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 3 mai 2006
Origine et histoire des Cartes du Diable
Les Cartes du Diable désignent un ensemble d’affleurements granitiques gravés, situés à l’ouest de Piriac-sur-Mer, près du hameau de Saint-Sébastien. Ces roches, situées sur un terrain privé, portent des motifs peu visibles à l’œil nu : des croix, des formes géométriques et des cupules. Leur datation reste incertaine. Longtemps associées à la préhistoire en raison de leur proximité avec les mégalithes locaux, des études récentes suggèrent plutôt une origine entre le XVIe et le XIXe siècle, notamment grâce à l’analyse des pierres du Meniscoul, des roches gravées similaires déplacées ultérieurement.
Le site a fait l’objet d’une première étude en 1873, année où les pierres du Meniscoul — initialement situées à proximité — ont été transférées dans le jardin de la mairie de Piriac-sur-Mer. Une seconde campagne d’étude a eu lieu en 1977. En 2006, les Cartes du Diable ont été inscrites au titre des monuments historiques, reconnaissant leur valeur patrimoniale. En 2015, une fouille a permis de débroussailler les affleurements et d’utiliser la photogrammétrie pour les analyser, révélant davantage de détails sur ces gravures mystérieuses.
Les gravures des Cartes du Diable soulèvent des questions sur leur fonction et leur symbolique. Leur association avec des croix et des motifs géométriques pourrait évoquer des pratiques religieuses, des marquages territoriaux ou des symboles apotropaïques (destinés à éloigner le mal). Leur étude reste limitée en raison de leur accès restreint, situé sur une propriété privée, et de leur état de conservation, exposé aux intempéries et à la végétation.