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Ancienne maison du Commandeur à Saint-Mamet-la-Salvetat dans le Cantal

Ancienne maison du Commandeur

    1919 Rue de la Salvetat
    15220 Saint-Mamet-la-Salvetat
Propriété privée
Ancienne maison du Commandeur
Ancienne maison du Commandeur
Ancienne maison du Commandeur
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Donation aux Hospitaliers
XIVe siècle
Départ du Commandeur
vers 1730
Restauration de la commanderie
1796
Vente comme bien national
vers 1900
Transformation en auberge
1980
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. K 181) : inscription par arrêté du 31 décembre 1980

Personnages clés

Commandeur (anonyme) - Représentant des Hospitaliers Dirigeait la seigneurie et rendait justice.
Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem - Ordre religieux et militaire Propriétaires et gestionnaires des lieux.
Vicomte de Carlat - Seigneur local possible donateur Aura cédé l’église aux Hospitaliers.

Origine et histoire

L’ancienne maison du Commandeur, située à Saint-Mamet-la-Salvetat dans le Cantal, est un monument dont les origines remontent au XIIe siècle, lorsque l’abbaye ou le vicomte de Carlat confia l’église et la paroisse de La Salvetat aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Le Commandeur, détenteur de droits seigneuriaux, y percevait les dîmes et rendait la justice. La présence d’une tour massive, servant à la fois de prison au rez-de-chaussée et de chambre à l’étage, ainsi qu’une grange-dîmière, témoignent de son rôle administratif et judiciaire. Ce bâtiment rectangulaire, accolé à la tour, abritait au rez-de-chaussée des écuries, tandis que l’étage, accessible par un escalier extérieur et un balcon en bois, hébergeait la cuisine et la salle d’audience.

Au XIVe siècle, après des troubles locaux, le Commandeur quitta temporairement les lieux pour s’installer à Carlat. La commanderie ne fut restaurée qu’aux alentours de 1730, avant d’être vendue comme bien national en 1796 lors de la Révolution française. Au début du XXe siècle, le bâtiment, transformé en habitation et auberge, subit des modifications majeures : suppression de la voûte de la tour, percement de fenêtres, ajout d’un appentis à l’ouest, et démolition du balcon en bois. Ces aménagements altérèrent partiellement son aspect médiéval, bien que la structure d’origine — tour et bâtiment principal — reste identifiable.

Classée au titre des monuments historiques depuis 1980 pour ses façades et toitures, la commanderie illustre l’architecture liée à l’ordre des Hospitaliers en Auvergne. Avant la Révolution, elle incarnait à la fois un lieu de pouvoir seigneurial, avec sa prison et sa salle de justice, et un relais économique via la perception des dîmes. Aujourd’hui, bien que modifiée, elle conserve des traces de son passé militaire et administratif, notamment à travers sa tour et son organisation spatiale d’origine.

Les sources historiques, comme les archives de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem et les arrêtés de protection, confirment son importance locale. La base Mérimée et les relevés cadastraux (parcelle K 181) précisent son emplacement exact au croisement des routes départementales 20 et 32, ainsi que son statut juridique actuel. Son évolution reflète les bouleversements politiques et sociaux de l’Auvergne, depuis le Moyen Âge jusqu’à la sécularisation des biens ecclésiastiques sous la Révolution.

Liens externes