Frise chronologique
1754
Décret royal
Décret royal
1754 (≈ 1754)
Construction décidée pour les Gardes suisses.
1756
Construction de la caserne
Construction de la caserne
1756 (≈ 1756)
Bâtie avec celles de Rueil et Saint-Denis.
10 août 1792
Départ des Gardes suisses
Départ des Gardes suisses
10 août 1792 (≈ 1792)
650 soldats meurent aux Tuileries.
1886
Renommée caserne Charras
Renommée caserne Charras
1886 (≈ 1886)
Hommage aux officiers républicains Charras.
22 mars 1929
Classement partiel
Classement partiel
22 mars 1929 (≈ 1929)
Façade inscrite aux monuments historiques.
1963
Démolition
Démolition
1963 (≈ 1963)
Façade conservée dans le parc de Bécon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade du pavillon central à fronton sculpté du 18s : inscription par arrêté du 22 mars 1929
Personnages clés
| Charles-Axel Guillaumot - Architecte |
Conçoit la caserne en 1756. |
| Marquis de Maillardoz - Commandant des Gardes suisses |
Mène les troupes en 1792. |
| Général Joseph Charras - Officier républicain |
Hommage par le nom de la caserne. |
| Colonel Jean-Baptiste Adolphe Charras - Officier républicain |
Fils du général Charras, honoré. |
| Serge Gainsbourg - Artiste |
Fréquente la caserne en 1948. |
| Maurice de Gandillac - Philosophe |
Cantonné sous de Lattre de Tassigny. |
Origine et histoire
La caserne Charras est une ancienne caserne militaire édifiée en 1756 à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, selon les plans de l'architecte Charles-Axel Guillaumot. Elle fut construite simultanément avec celles de Rueil-Malmaison et Saint-Denis pour abriter les Gardes suisses, conformément à un décret royal de 1754. Ce bâtiment historique est marqué par des événements clés, comme le départ des Gardes suisses pour défendre les Tuileries en 1792, où 650 des 950 soldats périrent. Au fil des siècles, elle abritera divers régiments, dont le 1er régiment de Grenadiers de la Garde impériale sous Napoléon Ier, puis le 102e régiment d'infanterie de ligne en 1872.
En 1886, la caserne est rebaptisée « caserne Charras » en hommage au général Joseph Charras et à son fils, le colonel Jean-Baptiste Adolphe Charras, deux officiers républicains. Elle accueille ensuite plusieurs unités militaires, comme le 119e régiment d'infanterie (1893-1923), des bataillons de tirailleurs sénégalais pendant la Première Guerre mondiale, et le 5e régiment d'infanterie (1929-1939). Après la Seconde Guerre mondiale, elle sert notamment à l’École des officiers de la Gendarmerie nationale (1943-1945) et au 93e régiment d'infanterie (1946-1957).
La caserne est partiellement classée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 22 mars 1929, mais elle est détruite en 1963. Seul l'avant-corps central de sa façade, orné d'un fronton sculpté du XVIIIe siècle, est préservé et remonté dans le parc du château de Bécon. Le site est ensuite transformé en un ensemble moderne, le Centre Charras, incluant logements, commerces et équipements publics.
Parmi les figures notables liées à la caserne, Serge Gainsbourg évoque sa fréquentation du lieu en 1948, tandis que le philosophe Maurice de Gandillac y fut cantonné sous les ordres du général Jean de Lattre de Tassigny. Ces éléments soulignent son importance historique et culturelle, malgré sa disparition physique.