Caserne Charras à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine

Caserne Charras

  • 92400 Courbevoie
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Caserne Charras
Crédit photo : IottBe - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1754
Décret royal
1756
Construction initiale
10 août 1792
Départ des Gardes suisses
1830
Prise pendant la révolution
1886
Nomination de la caserne
22 mars 1929
Inscription aux monuments historiques
Années 1960
Destruction et reconstruction
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade du pavillon central à fronton sculpté du 18s : inscription par arrêté du 22 mars 1929

Personnages clés

Charles-Axel Guillaumot Architecte ayant construit la caserne en 1756.
Marquis de Maillardoz Commandant des Gardes suisses en 1792.
Louis-Auguste d'Affry Ancien commandant des Gardes suisses.
Général Joseph Charras Hommage à qui la caserne doit son nom.
Colonel Jean-Baptiste Adolphe Charras Fils du général Joseph Charras, également honoré par le nom de la caserne.
Serge Gainsbourg Pensionnaire de la caserne en 1948.
Maurice de Gandillac Philosophe cantonné à la caserne sous les ordres de Jean de Lattre de Tassigny.
Henri Pottier Architecte ayant aménagé le Centre Charras sur le site de l'ancienne caserne.

Origine et histoire

La caserne Charras est une ancienne caserne de Courbevoie dont une partie de la façade a été remontée dans le parc du château de Bécon. Elle a été construite en 1756 par l'architecte Charles-Axel Guillaumot pour abriter les Gardes suisses, en application d'un décret royal de 1754, et réalisée sur le même modèle que les casernes de Rueil-Malmaison et de Saint-Denis. Le 10 août 1792, les Gardes suisses de cette caserne, commandés par le marquis de Maillardoz en remplacement de Louis-Auguste d'Affry, partirent défendre les Tuileries ; sur 950 hommes, seulement 300 revinrent. Sous le Premier Empire, la caserne logea le 1er régiment de grenadiers de la Garde impériale. Pendant la révolution de 1830, des habitants de Courbevoie s'en emparèrent alors qu'elle était défendue par le bataillon de dépôt du 3e régiment de la Garde nationale. En 1855, le 1er régiment de grenadiers de la Garde impériale y prit ses quartiers, puis en 1872 le 2e régiment d'infanterie provisoire, devenu le 102e régiment d'infanterie de ligne, s'y installa. Elle reçut en 1886 le nom de « caserne Charras » en hommage au général Joseph Charras et à son fils, le colonel Jean-Baptiste Adolphe Charras. De nombreux régiments s'y succédèrent : le 119e régiment d'infanterie de 1893 à 1923, pendant la Première Guerre mondiale des bataillons de tirailleurs sénégalais ainsi que le 319e régiment d'infanterie et le 20e régiment d'infanterie territoriale, puis le 5e régiment d'infanterie de 1929 au 23 août 1939. De 1943 à 1945 s'y tint l'École des officiers de la Gendarmerie nationale, et du 15 février 1946 au 31 décembre 1957 le 93e régiment d'infanterie y fut stationné avant son départ pour l'Algérie. Parmi ses pensionnaires figurent Serge Gainsbourg, qui a déclaré l'avoir fréquentée en 1948, et le philosophe Maurice de Gandillac, cantonné sous les ordres de Jean de Lattre de Tassigny. Les bâtiments furent inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 22 mars 1929. La caserne fut détruite au début des années 1960 ; seule la façade de l'avant-corps central fut conservée et remontée dans le parc du château de Bécon. En 1969, l'architecte Henri Pottier aménagea sur le site le Centre Charras, comprenant un centre commercial, un hôtel, une piscine olympique, une patinoire, une station-service, 1 000 logements, 1 600 places de stationnement et environ deux hectares d'espaces publics pour la place Charles-de-Gaulle. Des dessins, photographies et une plaque commémorative témoignent aujourd'hui de l'histoire de la caserne.

Liens externes