Construction initiale 1663 (≈ 1663)
Édification de la caserne d'infanterie sur l'île Chambière.
1675
Visite de Vauban
Visite de Vauban 1675 (≈ 1675)
Vauban évalue l'importance militaire de Metz.
1728-1749
Travaux de Cormontaigne
Travaux de Cormontaigne 1728-1749 (≈ 1739)
Louis de Cormontaigne reprend les plans de Vauban.
1871-1919
Occupation allemande
Occupation allemande 1871-1919 (≈ 1895)
La caserne est utilisée par l'armée allemande.
1935
Destruction partielle
Destruction partielle 1935 (≈ 1935)
La majorité des bâtiments est détruite pour le lycée Fabert.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux portes Louis XIII encastrées dans le mur : classement par arrêté du 30 mars 1926
Personnages clés
Louis XIV
Roi de France ayant ordonné la construction de la caserne.
Vauban
Ingénieur militaire ayant évalué et planifié les fortifications de Metz.
Louis de Cormontaigne
Élève de Vauban ayant repris les plans et dirigé les travaux.
Origine et histoire de la Caserne du Cloître
La caserne du Cloître est une ancienne caserne d'infanterie construite en 1663 sur l'île Chambière, rue Saint-Marcel à Metz. Conçue pour résister à l'artillerie, elle présentait des salles voûtées comparables à celles du groupe fortifié du Saint-Quentin. Louis XIV, conscient de l'importance militaire de Metz, fit venir l'ingénieur Vauban qui visita la ville en 1675 et nota : « Les autres places du royaume couvrent la province, Metz couvre l’État ». Les plans de Vauban furent partiellement suivis en 1676 puis repris par son élève Louis de Cormontaigne, maréchal de camp et directeur des places fortes, entre 1728 et 1749. La caserne servit de lieu de casernement jusqu'à la Révolution, puis de nouveau pendant l'annexion allemande (1871-1919), où y stationnèrent des unités du 173e régiment d'infanterie du 16e corps d'armée allemand. La majorité des bâtiments disparut en 1935 pour laisser place à l'internat du lycée Fabert; les constructions subsistantes abritent aujourd'hui le lycée Fabert. Deux portes Louis XIII, encastrées dans le mur, sont classées au titre des monuments historiques depuis le 30 mars 1926. Pour approfondir, on peut se référer aux listes et aux ressources consacrées aux monuments historiques et aux fortifications de Metz, notamment la base Mérimée.