Construction initiale 1726-1734 (≈ 1730)
Période de construction de la caserne d'Italie.
1776
Surélévation du bâtiment
Surélévation du bâtiment 1776 (≈ 1776)
La caserne est surélevée pour répondre aux besoins.
1893
Fin de l'usage militaire
Fin de l'usage militaire 1893 (≈ 1893)
Construction d'une nouvelle caserne, Miollis.
1926
Inscription du portail
Inscription du portail 1926 (≈ 1926)
Le portail est inscrit au titre des monuments historiques.
1981
Vente par l'État
Vente par l'État 1981 (≈ 1981)
La caserne est vendue, menant à sa démolition partielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La porte d'entrée : inscription par arrêté du 2 novembre 1926
Personnages clés
Joseph Pellegrin
Sculpteur aixois ayant réalisé le portail monumental.
Origine et histoire de la Caserne Forbin
La caserne Forbin, située à Aix-en-Provence, est une ancienne caserne dont l'essentiel a été démoli après sa vente par l'État en 1981 ; subsistent seulement le portail inscrit au titre des monuments historiques et la chapelle. L'ensemble résidentiel élevé à son emplacement se trouve au 15 boulevard Gambetta. À l'origine appelée « caserne d'Italie » en raison de sa situation sur la route d'Italie — devenue ensuite route Sainte-Anne puis cours Gambetta — elle a été construite entre 1726 et 1734 et surélevée en 1776. La caserne servit de prison pendant la Révolution puis hébergea divers régiments jusqu'en 1893, date de construction d'une nouvelle caserne qui deviendra la caserne Miollis en 1911. Par la suite, le site accueillit les classes des appelés jusqu'à la fin des années 1960. Après la vente de 1981, une importante opération immobilière a donné naissance à des ensembles résidentiels et de bureaux avec commerces, dans une architecture classique respectueuse de l'histoire du lieu ; une partie du bâtiment central a été préservée. Le portail monumental, inscrit en 1926, est l'œuvre du sculpteur aixois Joseph Pellegrin ; il est décoré d'un bas-relief montrant deux anges portant un blason à triple lys, surplombé d'un angelot tenant une couronne et accompagné de motifs militaires. L'inscription « La liberté ou la mort » figure au-dessus de la porte, et deux petits canons sont scellés de chaque côté au pied de l'ouvrage. Des vues et photographies anciennes témoignent de l'apparence de la caserne et de son portail à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.