Début des travaux 1872-1874 (≈ 1873)
Lancement de la construction de la caserne.
1877
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1877 (≈ 1877)
Fin de la construction initiale.
1945-1995
École des transmissions
École des transmissions 1945-1995 (≈ 1970)
Accueille l’École militaire d’application des transmissions.
2019
Cession à la collectivité
Cession à la collectivité 2019 (≈ 2019)
Transfert à l’agglomération montargoise.
16 février 2022
Inscription MH
Inscription MH 16 février 2022 (≈ 2022)
Bâtiment de l’Horloge inscrit à l’inventaire.
20 juillet 2022
Classement partiel
Classement partiel 20 juillet 2022 (≈ 2022)
Protection des façades et de la place d’armes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, les trois bâtiments entourant la place d’arme, la place d’arme plantée de platanes, les deux pavillons d’entrée, le portail et la grille d’entrée ouvrant sur la rue André-Coquillet. Cet ensemble figure au cadastre, section AP, sur la parcelle n°131 : inscription par arrêté du 16 février 2022 ; Les façades et toitures des trois bâtiments entourant la place d’armes et des deux pavillons d’entrée, la place d’armes, la grille et le portail d’entrée ouvrant sur la rue Coquillet de la caserne Gudin, située 106 rue Coquillet, sur la parcelle n° 131 de la section AP du cadastre : classement par décret du 20 juillet 2022
Personnages clés
Charles Étienne Gudin - Hommage militaire
Inspira le nom de la caserne.
Stéphane Bern - Défenseur du patrimoine
S’opposa à la démolition partielle.
Rima Abdul-Malak - Ministre de la Culture
Signa le décret de classement.
Origine et histoire
La caserne Gudin, située à Montargis dans le Loiret, fut construite entre 1872 et 1877 dans le cadre de la modernisation des forces armées après la défaite de 1870. Initialement nommée Courtil, elle fut rebaptisée Gudin en hommage à la famille de militaires, notamment Charles Étienne Gudin. Son architecture se distingue par quatre niveaux sous combles aveugles, une corniche à modillons surmontée de créneaux, et un traitement polychrome des façades.
Conçue selon un plan-type de 1874, cette caserne illustre la politique de renforcement militaire de la IIIe République. Elle abritera successivement l’école des gendarmes adjoints, l’École militaire d’application des transmissions (1945-1995), puis une école de gendarmerie jusqu’en 2009. En 2022, son bâtiment de l’Horloge et sa place d’armes furent protégés comme monuments historiques après une mobilisation citoyenne.
La caserne, cédée en 2019 à l’agglomération montargoise, combine utilité militaire et esthétique néoclassique. Ses éléments protégés incluent les trois bâtiments entourant la place d’armes, les pavillons d’entrée, et la grille en fer forgé. Son inscription à l’inventaire des monuments historiques (février 2022) puis son classement partiel (juillet 2022) soulignent son importance patrimoniale.
Le site, situé au 106 rue André Coquillet, témoigne aussi des tensions entre préservation et reconversion. Le projet initial de Nexity, prévoyant la démolition du bâtiment de l’Horloge pour une résidence seniors, fut abandonné grâce à l’intervention d’acteurs comme Stéphane Bern. Aujourd’hui, la caserne Gudin incarne à la fois un héritage militaire et un enjeu de patrimoine local.