Réactivation du bagne 1792-1811 (≈ 1802)
Seconde phase d’utilisation après désuétude.
1770-1854
Période d'activité du bagne
Période d'activité du bagne 1770-1854 (≈ 1812)
200 forçats maximum logés pour les travaux portuaires.
1851
Début de la fermeture
Début de la fermeture 1851 (≈ 1851)
Suppression du port franc amorce la fin.
août 1887
Transfert des derniers détenus
Transfert des derniers détenus août 1887 (≈ 1887)
66 hommes et 10 femmes relocalisés.
16 septembre 1943
Classement monument historique
Classement monument historique 16 septembre 1943 (≈ 1943)
Protection des façades et toitures.
début XXe siècle
Fin de l'usage militaire
Fin de l'usage militaire début XXe siècle (≈ 2004)
Transformation en caserne puis abandon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : inscription par arrêté du 16 septembre 1943
Personnages clés
Maison de Savoie - Commanditaire
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Origine et histoire
La caserne Lympia, initialement appelée bagne de Nice, fut construite à la fin du XVIIIe siècle sous l’impulsion de la maison de Savoie. Destiné à héberger des forçats affectés aux travaux du port, ce long bâtiment en pierre apparente, surnommé « Lou barri lonc » (le long mur) en niçois, reliait deux pavillons de deux étages. Seul subsiste aujourd’hui le pavillon nord, avec son clocheton, ainsi que la galerie basse.
Le bagne, opérationnel entre 1770 et 1854, pouvait accueillir jusqu’à 200 détenus. Il connut une première période d’activité jusqu’en 1792, puis fut réactivé de 1792 à 1811. Sa fermeture progressive débuta en 1851 avec la suppression du port franc. Les 76 derniers prisonniers (66 hommes et 10 femmes) furent transférés en 1887 vers la nouvelle maison d’arrêt de Nice. Le site devint alors une caserne militaire jusqu’au début du XXe siècle.
Classé monument historique en 1943 pour ses façades et toitures, l’ancien bagne abrite désormais le Yacht Club de Nice et la Société nationale de sauvetage en mer. Son inscription patrimoniale souligne son rôle dans l’histoire pénitentiaire et portuaire de la région. Les vestiges conservés, comme le pavillon nord et la galerie, témoignent de son architecture utilitaire d’origine.