Construction de l'enceinte fortifiée 1617-1622 (≈ 1620)
Intègre le bastion Saint-Maurice et la caserne.
Début du XVIIe siècle
Construction de la caserne
Construction de la caserne Début du XVIIe siècle (≈ 1704)
Extension urbaine de Lille.
1792
Incendie lors du siège autrichien
Incendie lors du siège autrichien 1792 (≈ 1792)
Dégâts majeurs pendant les guerres révolutionnaires.
Années 1980
Démolition partielle
Démolition partielle Années 1980 (≈ 1980)
Trois bâtiments et la conciergerie subsistent.
29 novembre 1985
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 29 novembre 1985 (≈ 1985)
Protection des façades et murs restants.
1994
Rénovation pour la MESHS (CNRS)
Rénovation pour la MESHS (CNRS) 1994 (≈ 1994)
Réhabilitation des édifices militaires.
2003
Construction du bâtiment Souham 3
Construction du bâtiment Souham 3 2003 (≈ 2003)
Ajout d’une structure moderne.
2019
Ouverture de Mama Shelter
Ouverture de Mama Shelter 2019 (≈ 2019)
Centre commercial sur l’ancien bastion.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de tous les bâtiments subsistants ; les murs de clôture de la caserne (mur d'enceinte de la ville et autres murs) (cad. HR 115) : inscription par arrêté du 29 novembre 1985
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources
Les textes ne mentionnent aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire
La caserne Souham, également appelée caserne Saint-Maurice, est une ancienne caserne militaire édifiée au début du XVIIe siècle à Lille, à la suite d’une extension urbaine. À l’origine, ses bâtiments étaient intégrés derrière le bastion Saint-Maurice, faisant partie de l’enceinte fortifiée construite entre 1617 et 1622. Ce site stratégique abritait des troupes et jouait un rôle clé dans la défense de la ville, alors en pleine expansion sous l’influence des Pays-Bas espagnols.
En 1792, la caserne subit un incendie majeur lors du siège de Lille par les Autrichiens, un épisode marquant des guerres révolutionnaires. Les dégâts furent tels que le bâtiment dut être restauré dans les années suivantes, témoignant de son importance persistante pour la garnison locale. Les vestiges de cette période, bien que partiellement détruits, restent un témoignage architectural des conflits et des reconstructions qui ont marqué la région.
Au XXe siècle, la caserne connut une transformation radicale. Dans les années 1980, une grande partie des bâtiments fut démolie, ne laissant subsister que trois édifices historiques et l’ancienne conciergerie. Ces éléments restants, incluant les façades, les toitures et les murs de clôture, furent protégés par une inscription aux monuments historiques en 1985. Ce statut reflétait une prise de conscience croissante de la valeur patrimoniale des constructions militaires lilloises, comme l’analyse Philippe Diest dans ses travaux sur le sujet.
Dans les années 1990 et 2000, les bâtiments conservés furent réhabilités pour accueillir des institutions modernes. En 1994, trois des édifices furent rénovés pour la maison européenne des sciences de l’homme et de la société (MESHS), une unité du CNRS. En 2003, un nouveau bâtiment contemporain, le Souham 3, fut ajouté, scindé en deux corps. Parallèlement, l’ancienne conciergerie fut attribuée à la police municipale, illustrant une reconversion fonctionnelle du patrimoine militaire.
Le site conserve également des traces du bastion Saint-Maurice, bien que seul son tracé et un vestige de la courtine subsistent. Ces éléments rappellent l’intégration originelle de la caserne dans le système défensif de la ville. Enfin, en 2019, l’ouverture du centre commercial et hôtel Mama Shelter sur le pourtour de l’ancien bastion marqua une nouvelle étape dans la valorisation économique et touristique de ce lieu chargé d’histoire.
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