Frise chronologique
1833
Construction de l'abattoir
Construction de l'abattoir
1833 (≈ 1833)
Bâtiment conçu par Attiret de Mannevil.
1858
Transformation en caserne
Transformation en caserne
1858 (≈ 1858)
Aménagements militaires et porte monumentale ajoutée.
1868
Installation de la manufacture des tabacs
Installation de la manufacture des tabacs
1868 (≈ 1868)
Usage civil jusqu'en 1883.
1889
Retour à un usage militaire
Retour à un usage militaire
1889 (≈ 1889)
Accueil d'un régiment d'infanterie.
1910
Désaffectation définitive
Désaffectation définitive
1910 (≈ 1910)
Déclarée insalubre par l'armée.
7 novembre 2000
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
7 novembre 2000 (≈ 2000)
Protection patrimoniale du site entier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Caserne en totalité (cad. BK 216) : inscription par arrêté du 7 novembre 2000
Personnages clés
| Michel Louis Attiret de Mannevil - Architecte |
Concepteur de l'abattoir en 1833. |
| Claude-François-Marie Attiret - Architecte (père) |
Père de Michel Louis Attiret. |
Origine et histoire
La caserne Vercingétorix de Riom, située avenue Virlogeux, trouve son origine dans un abattoir public construit en 1833 par Michel Louis Attiret de Mannevil, fils de l'architecte Claude-François-Marie Attiret. Ce bâtiment utilitaire, conçu pour répondre aux besoins hygiéniques de la ville, fut transformé en 1858 en caserne militaire. Les corps de bâtiments, organisés autour d'une cour rectangulaire de 1 500 m2, furent adaptés : le rez-de-chaussée devint des écuries, et une porte monumentale ornée des armes d'un régiment de hussards marqua l'entrée. Ce changement d'usage reflétait les besoins militaires croissants du Second Empire.
En 1868, après le départ des troupes de cavalerie, le site fut réaffecté à la manufacture des tabacs de Riom, nouvellement créée. Cette occupation civile dura jusqu'en 1883, date à laquelle la manufacture déménagea dans ses propres locaux. La caserne retrouva alors une vocation militaire en 1889 avec l'installation d'un régiment d'infanterie. Cependant, déclarée insalubre, elle fut définitivement désaffectée en 1910. Ce cycle de réutilisations successives illustre l'adaptabilité des bâtiments publics au XIXe siècle, entre enjeux sanitaires, économiques et stratégiques.
Au XXe siècle, la caserne connut des usages industriels éphémères, comme l'installation d'une compagnie de signaux électriques dans les années 1920. Après des décennies d'abandon, elle fut inscrite aux Monuments historiques le 7 novembre 2000 pour son architecture représentative des transformations urbaines du XIXe siècle. En 2014, un projet de réhabilitation en médiathèque et école de musique fut envisagé, puis annulé. Depuis 2022, sa reconversion en logements, commerces et bureaux (2 000 m2) vise à préserver ce patrimoine tout en répondant aux besoins contemporains.
L'histoire de la caserne Vercingétorix reflète les mutations urbaines de Riom, marquée par des transitions entre fonctions publiques (abattoir, caserne), économiques (manufacture) et militaires. Son architecture, combinant utilitarisme initial et adaptations successives, témoigne des priorités changeantes des collectivités locales. La protection au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son passé que pour son potentiel de réemploi dans la ville moderne.