Projet de ville neuve 1750 (≈ 1750)
Conception par l'ingénieur Decaux d'une ville sur le Roc.
1758
Construction caserne Bazeilles
Construction caserne Bazeilles 1758 (≈ 1758)
Seul élément réalisé du projet initial.
1780-1783
Construction de la citerne
Construction de la citerne 1780-1783 (≈ 1782)
Fondations pour la future caserne Gênes-Champagne.
1788
Achèvement caserne Gênes-Champagne
Achèvement caserne Gênes-Champagne 1788 (≈ 1788)
Deuxième casernement sur le site du Roc.
18 février 1987
Inscription Monuments Historiques
Inscription Monuments Historiques 18 février 1987 (≈ 1987)
Protection des deux casernes et éléments remarquables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Caserne Bazeilles (cad. AT 296) : inscription par arrêté du 18 février 1987 ; Caserne Gênes-Champagne (bâtiment numéro 8) : façades et toitures, ainsi que deux escaliers intérieurs (cad. AT 294) : inscription par arrêté du 18 février 1987
Personnages clés
Ingénieur Decaux - Concepteur du projet
A imaginé la ville neuve en 1750.
Origine et histoire des Casernes du Roc
Les casernes du Roc de Granville, situées dans la Manche en Normandie, sont les vestiges d’un projet urbain militaire conçu au XVIIIe siècle. En 1750, l’ingénieur Decaux imagine une ville neuve sur le Roc, mais seule la caserne Bazeilles, construite en 1758, subsiste aujourd’hui. Ce bâtiment incarne l’ambition initiale, bien que réduite, de moderniser les défenses de Granville sous l’Ancien Régime.
Entre 1780 et 1783, une citerne destinée à la garnison est érigée sur le site. Ses fondations servent ensuite de base à une seconde caserne, achevée en 1788 et nommée caserne Gênes-Champagne. Ces constructions illustrent l’évolution des besoins logistiques militaires à la veille de la Révolution française, tout en s’intégrant au paysage urbain granvillais.
Les deux casernes, Bazeilles et Gênes-Champagne, sont partiellement protégées depuis 1987 au titre des Monuments Historiques. La première est inscrite en totalité, tandis que la seconde l’est pour ses façades, toitures et deux escaliers intérieurs. Leur préservation témoigne de l’importance patrimoniale de ce site, à la fois militaire et urbanistique, pour la région.
Propriété partagée entre la commune de Granville et l’État, ces casernes rappellent aussi les dynamiques de pouvoir locales et nationales. Leur localisation sur le Roc, point stratégique dominant la baie, souligne leur rôle défensif historique, aujourd’hui complété par une valeur patrimoniale reconnue.