0 Résidence l'Arbalete Rue des Allies 62120 Aire-sur-la-Lys
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
4e quart XVIIe siècle - 1er quart XVIIIe siècle
Construction des casernes
Construction des casernes 4e quart XVIIe siècle - 1er quart XVIIIe siècle (≈ 1787)
Période de casernement à la Vauban.
2 mai 2002
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale 2 mai 2002 (≈ 2002)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La caserne Taix (ancienne caserne de cavalerie) en totalité ; les façades et toitures de la caserne Listenois (ancienne caserne d'infanterie) ; les façades et toitures, dont celles sur la rue des Tanneurs, des pavillons des officiers des deux casernes (cad. AD 706) : inscription par arrêté du 2 mai 2002
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire et marquis
Concepteur attribué des casernes.
Origine et histoire
Les casernes Taix et Listenois, situées à Aire-sur-la-Lys dans les Hauts-de-France, datent du 4e quart du XVIIe siècle et du 1er quart du XVIIIe siècle. Elles incarnent un exemple typique du casernement à la Vauban, caractérisé par des ailes en retour et des pavillons d’officiers, mêlant harmonieusement architecture civile et militaire. Leur style classique reflète l’influence de l’ingénierie française dans une région historiquement disputée entre la France et l’Espagne, aux confins de la Flandre et de l’Artois.
Ces casernes s’intègrent dans le plan urbanistique de la ville au début du XVIIIe siècle, période où Aire-sur-la-Lys, ancienne place forte des Pays-Bas espagnols, devient un enjeu stratégique. Leur conception répond aux besoins de logement des troupes, tout en marquant le paysage urbain par une esthétique rigoureuse. Les façades et toitures, notamment celles de la caserne Listenois (infanterie) et de la caserne Taix (cavalerie), ainsi que les pavillons des officiers, ont été protégés par arrêté en 2002 pour leur valeur patrimoniale.
L’édifice est attribué à Sébastien Le Prestre de Vauban, marquis et ingénieur militaire, dont l’empreinte se retrouve dans la disposition fonctionnelle et le classicisme architectural. Propriété de la commune, ces casernes témoignent des tensions géopolitiques passées et de l’adaptation des villes frontalières aux impératifs militaires. Leur localisation, entre la rue des Alliés et la rue des Tanneurs, souligne leur ancrage dans le tissu historique d’Aire-sur-la-Lys.