Frise chronologique
1847
Premier casino
Premier casino
1847 (≈ 1847)
Édifice cossu pour bals et théâtre.
29 juin 1912
Inauguration du casino actuel
Inauguration du casino actuel
29 juin 1912 (≈ 1912)
Œuvre d’Alexandre Durville, style colonial.
1927
Agrandissement par Georges Wybo
Agrandissement par Georges Wybo
1927 (≈ 1927)
Ajout de salles de jeu et porche.
1936
Reconversion en musée
Reconversion en musée
1936 (≈ 1936)
Jusqu’en 1956, déclin économique.
2011-2013
Rénovation partielle
Rénovation partielle
2011-2013 (≈ 2012)
Sauvegarde du théâtre, suppression du cinéma.
22 décembre 2016
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
22 décembre 2016 (≈ 2016)
Protection totale du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le casino en totalité, comprenant le corps central avec ses deux ailes, son porche et son théâtre, tel que délimité sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AB 298) : inscription par arrêté du 22 décembre 2016
Personnages clés
| Alexandre Durville - Architecte |
Concepteur du casino en 1912. |
| Georges Wybo - Architecte |
Agrandit le casino en 1927. |
| Eugène Cornuché - Exploitant (à partir de 1909) |
Gère aussi le casino de Deauville. |
| Fernand Moureaux - Maire de Trouville (années 1930) |
Réoriente la station vers le tourisme familial. |
| Jean-Philippe Nuel - Architecte (rénovation 2011-2013) |
Modernise les cures marines et espaces. |
| Jacques Garcia - Décorateur (rénovation 2011-2013) |
Restaure la décoration intérieure historique. |
Origine et histoire
Le casino de Trouville-sur-Mer, inauguré le 29 juin 1912, est l’œuvre de l’architecte Alexandre Durville. Construit en seulement 15 mois, il s’inspire du style colonial louisianais, avec des roues à aubes et des fresques murales (disparues depuis). Situé sur un îlot central entre les quais et la promenade des Planches, il s’étend sur 6 500 m2 et combine salles de jeu, restaurants face à la mer et un théâtre à l’italienne réputé pour son acoustique exceptionnelle. Fréquenté par l’aristocratie (comtes Pourtales, Poniatowski) et des familles bourgeoises (Laffitte, Vernes), il accueille bals, opérettes et pièces de théâtre, rivalisant avec les grandes scènes parisiennes.
En 1927, l’architecte Georges Wybo agrandit le casino avec deux salles de jeu (Boule et Baccara) et un porche central sur la façade maritime. Cependant, dès les années 1930, il est éclipsé par le casino de Deauville, entraînant un déclin économique pour Trouville. En 1936, la municipalité, dirigée par le maire Fernand Moureaux, réoriente la station vers un tourisme familial et populaire. Le casino est même reconverti en musée municipal de 1936 à 1956. Entre 2011 et 2013, une rénovation partielle, menée par Jean-Philippe Nuel et Jacques Garcia, sauve le théâtre historique (transformé en salle de spectacles) mais supprime la salle de cinéma.
Classé Monument Historique en 2016, le casino incarne l’âge d’or des stations balnéaires normandes, mêlant patrimoine architectural, vie mondaine et adaptations contemporaines. Son histoire reflète les mutations sociales du XXe siècle, du luxe aristocratique au tourisme accessible. Les éléments protégés incluent le corps central, les ailes, le porche et le théâtre, soulignant son importance patrimoniale. Aujourd’hui, il reste un symbole de la Côte Fleurie, entre mémoire historique et dynamisme culturel.