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Cassinomagus de Chassenon en Charente

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Thermes gallo-romains

Cassinomagus de Chassenon

    Longeas
    16150 Chassenon
Propriété du département ; propriété de la commune
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
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Cassinomagus de Chassenon
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Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
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Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Cassinomagus de Chassenon
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
100
200
300
400
500
600
1800
1900
2000
IIe–Ier siècle av. J.-C.
Occupation gauloise
90–180 apr. J.-C.
Construction des thermes
Fin du Ier siècle – début du IIe siècle
Apogée de Cassinomagus
Fin du IIIe siècle
Abandon des monuments
203 millions d’années (Trias-Jurassique)
Chute de la météorite
1844
Premières fouilles
1959
Classement Monument historique
1961
Identification des thermes
2023
Nouveau classement global
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble des parcelles, ainsi que les vestiges archéologiques visibles ou enfouis qu'elles contiennent, formant le site de l'agglomération antique de Cassinomagus, sur les parcelles mentionnées ci-après et le domaine public communal non cadastré, tel que figuré en rose sur le plan annexé à l'arrêté : section A parcelles 481, 484, 485, 486, 487, 488, 489, 490, 491, 492, 493, 494, 618 ; section E parcelles 1, 2, 4, 5, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 66, 67, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 82, 83, 84, 85, 98, 100, 101, 105, 809, 810, 811, 813, 995, 996, 997, 998, 999, 1000, 1001, 1002, 1003, 1004, 1076, 1078, 1079, 1080, 1081, 1082, 1084, 1085, 1086, 1088, 1089, 1091, 1092, 1094, 1095, 1097 : classement par arrêté du 11 décembre 2023.

Personnages clés

Abbé Michon - Archéologue et historien Premières fouilles en 1844, identifie un « palais ».
Jean-Henri Moreau - Archéologue Reconnaît les thermes en 1961, dirige les fouilles 30 ans.
François Kraut - Géologue Démontre en 1967 l’origine météoritique des impactites.
Albert Masfrand - Conservateur et archéologue Fouilles fin XIXe, création du musée de Rochechouart.
François Arbellot - Chanoine et historien Fouilles et études au XIXe siècle pour la Commission de topographie des Gaules.
David Hourcade - Archéologue départemental Dirige les fouilles depuis 1995, projets TherMoNat.

Origine et histoire

Cassinomagus est une agglomération gallo-romaine établie entre le Ier et le IVe siècle sur le territoire actuel de Chassenon, en Charente. Ce site archéologique est réputé pour ses thermes du Ier siècle, parmi les mieux conservés de Gaule, et pour son utilisation intensive d’impactite, une roche issue de l’astroblème de Rochechouart-Chassenon, formé par la chute d’une météorite il y a environ 203 millions d’années. Les thermes, d’une superficie de 12 500 m2, étaient des thermes doubles de type impérial, avec des circuits thérapeutiques et hygiéniques distincts.

Situé à la frontière des territoires des Lémovices, des Pictons, des Santons et des Pétrocores, Cassinomagus était un carrefour stratégique sur deux grandes voies romaines : l’une reliant Saintes à Lyon, l’autre Périgueux à Poitiers. L’agglomération, d’une superficie de 140 hectares à son apogée au IIe siècle, comprenait un ensemble monumental de 20 hectares, incluant les thermes, le temple octogonal de Montélu, deux fana (temples gaulois) et un amphithéâtre. Les fouilles ont révélé des traces d’occupation dès la Protohistoire, avec des fossés et des céramiques datés de la Tène (IIe–Ier siècle av. J.-C.).

Les thermes, construits entre 90 et 180 apr. J.-C., furent abandonnés à la fin du IIIe siècle, tandis que le site déclina progressivement. Après les invasions, les monuments servirent de carrières de pierres pour les constructions locales. Les premières fouilles, menées par l’abbé Michon en 1844, identifièrent à tort les thermes comme un « palais ». Ce n’est qu’en 1961 que Jean-Henri Moreau les reconnut comme des thermes publics. Aujourd’hui, le parc archéologique de Cassinomagus, ouvert au public, protège et valorise ces vestiges, incluant un jardin botanique et des reconstitutions historiques.

L’astroblème de Rochechouart-Chassenon, unique en France, a joué un rôle clé dans la construction du site. Les impactites, roches fracturées et fondues par l’impact météoritique, furent massivement utilisées pour ériger les monuments. Les carrières locales, comme celles des Trous et les Vignes ou de la Grande Pièce, approvisionnaient le chantier. Les thermes, conçus en « projet fragmenté », furent bâtis par étapes avec des techniques avancées, comme des voûtes en briques et des systèmes de chauffage par hypocauste.

Les fouilles archéologiques, relancées au XXe siècle, ont révélé des objets remarquables, tels qu’une statuette de dieu gaulois assis en tailleur (trouvée en 1895) et une quenouille en bois sculpté. Le site, classé Monument historique depuis 1959, est aujourd’hui géré par le Département de la Charente. Il attire annuellement 20 000 à 25 000 visiteurs, proposant des visites guidées, des ateliers pédagogiques et des reconstitutions historiques, tout en poursuivant des recherches scientifiques pluridisciplinaires.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.