Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction présumée
Construction présumée
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification possible du castello, date incertaine.
XVe siècle
Occupation génoise
Occupation génoise
XVe siècle (≈ 1550)
Site contrôlé par les Génois.
XVIe siècle
Abandon du site
Abandon du site
XVIe siècle (≈ 1650)
Fin de l’usage militaire.
9 juillet 1996
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
9 juillet 1996 (≈ 1996)
Protection des vestiges en élévation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parcelle A2 338 et les vestiges en élévation qu'elle contient : inscription par arrêté du 9 juillet 1996
Personnages clés
| Génois - Occupants militaires |
Contrôlèrent le castello au XVe. |
Origine et histoire
Le Castello de Serravalle, situé à Prato-di-Giovellina en Corse, est un édifice militaire médiéval parmi les mieux conservés de l'île. Il se distingue par son rempart circulaire percé d’archères et un donjon carré, révélant deux campagnes de construction distinctes. La partie inférieure du donjon, en moellons de calcaire bien taillés, contraste avec la partie supérieure, plus homogène avec la courtine. À l’intérieur, deux ou trois bâtiments furent accolés à la courtine, tandis qu’une citerne voûtée occupe le rez-de-chaussée du donjon.
La construction du castello pourrait remonter au XIIIe siècle, bien que sa datation précise reste incertaine. Occupé par les Génois au XVe siècle, il fut abandonné au XVIe siècle, marquant la fin de son usage militaire. Le site, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1996, comprend une parcelle contenant les vestiges en élévation. Son architecture reflète une évolution défensive, avec une tour initiale suivie d’un rempart renforcé, typique des stratégies militaires médiévales en Corse.
Le Castello de Serravalle illustre l’influence génoise en Corse pendant le Moyen Âge tardif. Les Génois, maîtres de l’île à partir du XIVe siècle, renforcèrent les structures défensives existantes pour contrôler les territoires stratégiques. L’abandon du site au XVIe siècle coïncide avec le déclin des conflits féodaux locaux et la centralisation progressive du pouvoir. Aujourd’hui, le monument appartient à la commune et témoigne de cette période charnière de l’histoire corse.