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Château de Chevannes à Saint-Racho en Saône-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Maison forte
Saône-et-Loire

Château de Chevannes

    Chevannes
    71800 Saint-Racho
Château de Chevannes
Château de Chevannes
Crédit photo : PHILDIC - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1600
1700
1800
1900
2000
1180
Fondation initiale
fin XVIe siècle
Reconstruction Renaissance
1789
Destruction partielle
1970
Début de la restauration
15 février 1977
Classement MH partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures (cad. A 6) : inscription par arrêté du 15 février 1977

Personnages clés

Jehan de Syon - Seigneur médiéval Propriétaire en 1308.
Antoine Gachet - Seigneur de Chevannes Possesseur en 1478.
Claude de Brosses - Acquéreur en 1727 Famille propriétaire jusqu’en 1789.
Claude-Barthélemy de Brosses - Dernier seigneur avant 1789 Petit-fils de Claude de Brosses.
Colette Du Barry - Restauratrice (1970) Marquise initiatrice des travaux.

Origine et histoire

Le château de Chevannes trouve ses origines au XIIe siècle, avec une première mention en 1180 comme maison forte. Au XIVe siècle, il appartient successivement à Jehan de Syon, puis aux familles Gachet et Mouchet. En 1478, Antoine Gachet en est le seigneur. L’édifice actuel, de style Renaissance, est reconstruit à la fin du XVIe siècle, marquant une transition architecturale depuis la forteresse médiévale.

Au XVIIe siècle, le château change plusieurs fois de mains : Antoine de Sermant et Barbe de Lestouf y résident en 1645, avant que la propriété ne passe à Laurent de l'Aube (1677), puis à son fils Philibert-Hubert (1682). En 1727, Claude de Brosses l’acquiert, et sa descendance, dont Claude-Barthélemy de Brosses, le conserve jusqu’à la Révolution. Partiellement détruit en 1789, il est converti en ferme et reste dans la famille de Noblet avant d’être restauré à partir de 1970 par Colette Du Barry.

Architecturalement, le château adopte un plan en U centré sur une cour d’honneur, avec un corps de logis flanqué de deux tours rondes coiffées en poivrières. Les ailes, ajoutées plus tard, abritent des dépendances (grange, étables, four à pain). À l’origine entouré de douves et de tours aujourd’hui disparues, il illustre l’évolution des maisons fortes en résidences seigneuriales. Classé partiellement aux monuments historiques en 1977 (façades et toitures), il témoigne de l’histoire locale depuis le Moyen Âge.

La Révolution française marque un tournant : le château, symbole féodal, est vandalisé et transformé en exploitation agricole. Son sauvetage au XXe siècle par la marquise Bernard de Noblet d’Anglure permet de préserver ses éléments Renaissance, bien que son état actuel reflète aussi les modifications utilitaires subies après 1789. Les sources, comme le Guide des châteaux de France (1985), soulignent son rôle dans le patrimoine de Saône-et-Loire.

Liens externes