Construction du castellum IIIe siècle (≈ 350)
Édification de la fortification romaine pour abriter une garnison.
Moyen Âge
Modifications médiévales
Modifications médiévales Moyen Âge (≈ 1125)
Ouvertures supplémentaires percées dans la courtine et construction d'une enceinte plus vaste.
1926, 1935, 1936
Protection des vestiges
Protection des vestiges 1926, 1935, 1936 (≈ 1936)
Les vestiges sont protégés par des arrêtés au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le fragment du mur méridional : inscription par arrêté du 7 juin 1926 ; Vestiges de l'enceinte (cad. 32, 34, 35, 37bis, 39, 59, 118 à 126) : classement par arrêté du 26 juin 1935 ; Vestige de rempart (cad. 95) : inscription par arrêté du 4 novembre 1935
Personnages clés
Odile Faure-Brac
Auteure ayant documenté les vestiges dans la Carte archéologique de la Gaule.
Origine et histoire du Castellum romain
Le castellum romain d'Anse est une fortification antique située dans la commune d'Anse (Rhône, Auvergne-Rhône-Alpes). Destiné à abriter une garnison, il a probablement été construit dans la seconde moitié du IIIe siècle. Les vestiges conservés, portions de courtine et tours, sont protégés au titre des monuments historiques par des arrêtés de 1926, 1935 et 1936.
L'enceinte se trouve dans le quartier du Bourg Nord, à l'ouest immédiat de l'Azergues, juste avant que la rivière ne se jette dans la Saône. Le tracé de la muraille est encore perceptible dans certaines rues et dans le parcellaire cadastral du quartier.
Au Moyen Âge, deux ouvertures supplémentaires sont percées dans la courtine près de tours, désignées « Trou du Chien » à l'ouest et « Trou du Chat » au nord-est. Une enceinte plus vaste est alors construite, réutilisant la partie sud‑est de la muraille antique.
L'enceinte, de forme ovale aplatie, comporte deux portes flanquées de tours, situées au nord‑ouest et au sud‑est, et onze autres tours le long de la courtine. La surface protégée atteint 14 600 m²; cette étendue modeste ne semble pas suffisante pour une population civile importante, l'espace étant vraisemblablement occupé par la garnison et ses bâtiments. La courtine mesure environ trois mètres d'épaisseur et subsiste sur une hauteur maximale d'environ cinq mètres. Les tours, espacées d'une trentaine de mètres sauf celles qui encadrent les portes larges d'environ quinze mètres, ont un diamètre homogène de 8 à 9 mètres.
La construction utilise des blocs de remplois, certains portant des dédicaces ou des sculptures. Les murs comportent deux parements de petits moellons réguliers avec, à intervalles variables, des lits de terres cuites architecturales; l'interstice est comblé par un mélange de pierres liées au mortier. Aucun trou de boulin n'est visible.
Les vestiges sont documentés dans la bibliographie, notamment par Odile Faure‑Brac (Le Rhône, Carte archéologique de la Gaule, 2006), et figurent dans des ressources en ligne comme la base Mérimée et Wikimedia Commons.