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Castellum romain d'Anse dans le Rhône

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain

Castellum romain d'Anse

  • 6 Place des Frères Fournet
  • 69480 Anse
Castellum romain dAnse
Castellum romain dAnse
Castellum romain dAnse
Crédit photo : Ansesolo - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
69480 Anse, 6 Place des Frères Fournet

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1900
2000
Moyen Âge
Réutilisation partielle
1926
Première protection
1935
Classements successifs
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le fragment du mur méridional : inscription par arrêté du 7 juin 1926 ; Vestiges de l'enceinte (cad. 32, 34, 35, 37bis, 39, 59, 118 à 126) : classement par arrêté du 26 juin 1935 ; Vestige de rempart (cad. 95) : inscription par arrêté du 4 novembre 1935

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Les sources ne mentionnent aucun acteur historique.

Origine et histoire du Castellum romain

Le castellum romain d'Anse est une fortification construite dans la seconde moitié du IIIe siècle pour abriter une garnison militaire. Situé dans le quartier du Bourg Nord, à l’ouest de l’Azergues avant sa confluence avec la Saône, ses vestiges (portions de courtine et tours) sont protégés depuis 1926, 1935 et 1936. Le tracé de l’enceinte ovale, longée par des rues actuelles, révèle une superficie modeste de 14 600 m2, suggérant une vocation purement militaire sans habitat civil significatif.

La muraille, épaisse de 3 mètres et conservée sur 5 mètres de haut, intègre des blocs de remploi sculptés ou gravés. Onze tours, espacées d’environ 30 mètres, renforcent la courtine, sauf aux portes (nord-ouest et sud-est) où elles encadrent des ouvertures de 15 mètres. La technique de construction associe deux parements de moellons réguliers, des lits de terres cuites, et un remplissage de pierres liées au mortier, sans trace de trous de boulin.

Au Moyen Âge, l’enceinte est réutilisée partiellement pour une fortification plus vaste, avec deux percées supplémentaires : le « Trou du Chien » (ouest) et le « Trou du Chat » (nord-est). Les protections légales couvrent plusieurs secteurs, dont le mur méridional (inscrit en 1926), des vestiges classés en 1935, et un rempart inscrit la même année. Aucune mention n’est faite d’un usage civil ou de modifications majeures après cette période.

Les sources archéologiques, comme les travaux d’Odile Faure-Brac (2006), soulignent son rôle dans le dispositif défensif régional durant l’Antiquité tardive. Le site, référencé dans la base Mérimée, reste accessible via des rues comme la Rue du Trou du Chien, bien que sa localisation GPS soit jugée d’une précision moyenne (niveau 7/10).

Liens externes

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